Libourne : deux hommes condamnés pour violences aggravées après une scène filmée
Libourne : violences aggravées, scène filmée, deux condamnations

Une scène de violence filmée projetée au tribunal de Libourne

Ce jeudi 19 mars, le tribunal correctionnel de Libourne a jugé deux hommes pour violences aggravées en réunion. Les faits, d'une brutalité extrême, ont été commis le samedi 14 mars à Pineuilh. La victime, le nouveau compagnon de l'ex de Mohamed Sakhi, principal auteur des coups, a été identifiée dans un café avant d'être prise en filature.

Une agression d'une violence inouïe

Les images, projetées durant l'audience, montrent Mohamed Sakhi aborder la victime après un bref échange. Il la roue alors de coups de poing et de pied au visage, alors qu'elle est à terre, jusqu'à ce qu'elle perde connaissance. Le procureur de la République, Loïs Raschel, a qualifié la scène d'hallucinante, rappelant que l'auteur avait été mis en garde à vue pour tentative de meurtre.

Le silence, confinant au malaise, s'est installé dans la salle d'audience. La véritable question, sans réelle réponse, demeure le pourquoi de ce déchaînement de violence. Pourquoi Mohamed Sakhi a-t-il éprouvé le besoin de demander à son complice de filmer la scène ? Jusqu'au moment où il vient lui demander une pince, qu'il délaisse heureusement pour saisir la victime inconsciente par le col et la laisser pour morte contre un grillage.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des explications confuses et des regrets

Devant le tribunal, les deux prévenus ont détourné le regard lors de la projection. Ils ont affirmé ne pas comprendre eux-mêmes leurs actes et exprimé des regrets. Mohamed Sakhi a évoqué une vague histoire d'escroquerie, disant avoir eu peur pour lui. Concernant la vidéo, il a affirmé, sans ironie, vouloir se prémunir au cas où les choses iraient mal.

Après les faits, il s'est présenté auprès de son ex avec ces mots : Ton mec est mort. La victime, quant à elle, a rapidement perdu connaissance et la mémoire des événements. Elle conserve des séquelles physiques et psychologiques importantes.

Des peines prononcées par la justice

Le procureur a requis six ans d'emprisonnement contre Mohamed Sakhi, soulignant que heureusement, finalement, que nous disposons de ces images pour établir les faits. In fine, Mohamed Sakhi a été condamné à quatre ans de prison ferme avec maintien en détention.

Son comparse a écopé de deux ans de prison, dont un avec sursis. La partie ferme de sa peine peut être aménagée sous forme de détention à domicile avec un bracelet électronique. Cette affaire met en lumière l'impact des violences aggravées et le rôle crucial des preuves vidéo dans le processus judiciaire.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale