Un narcotrafiquant majeur condamné à de lourdes peines
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict, jeudi, contre Ameur Mounir Mansouri, surnommé « Le Chauve », considéré par les services spécialisés comme un narcotrafiquant majeur de la région parisienne. Il a été condamné à deux peines de prison distinctes, totalisant 20 ans, et à une amende totale de 850 000 euros. Ces décisions judiciaires interviennent après son arrestation en octobre à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine, au sud de Paris, mettant fin à une cavale entamée en 2012.
Un trafic de cannabis à grande échelle
Dans le premier dossier, Ameur Mounir Mansouri a été reconnu coupable d'avoir organisé l'acheminement de 740 kg de cannabis depuis le Maroc à bord d'un hélicoptère intercepté en Espagne en 2016. L'appareil avait été loué deux ans auparavant dans les Yvelines sous une fausse identité avec un ami. Mansouri a également été condamné pour la location sous un faux nom de deux boxes à Vincennes, dans le Val-de-Marne, où plus de 300 kg de cannabis avaient été découverts. La peine prononcée dans cette affaire correspond aux réquisitions du parquet.
Un réseau de trafic actif jusqu'en 2011
La seconde procédure concernait un réseau de trafic de drogue actif jusqu'en 2011, structuré autour de convois de type « go fast » reliant le Maroc, l'Espagne et la région parisienne. En juin 2008, l'un des transporteurs, Mohamed H., avait été interpellé à Arcueil, dans le Val-de-Marne, avec 569 kg de résine de cannabis chargés dans une Audi. Il avait expliqué avoir accepté ce transport depuis l'Espagne afin de rembourser une dette de 6 000 euros.
Des soupçons de poursuite du trafic depuis la prison
Déjà détenu à la prison de Clairvaux dans une affaire de meurtre pour laquelle il sera finalement acquitté, Ameur Mounir Mansouri était soupçonné d'avoir continué à diriger ce trafic depuis sa cellule. S'il a été relaxé des faits de trafic de stupéfiants dans ce second dossier, il a été condamné pour association de malfaiteurs. Les deux procédures avaient déjà donné lieu à des condamnations en 2017 et 2023 alors qu'il était en fuite, décisions auxquelles il s'était opposé après son interpellation.
Cette condamnation marque un coup dur pour le narcotrafic dans la région parisienne, soulignant l'importance des efforts judiciaires pour lutter contre ces réseaux criminels. Les autorités continuent de surveiller de près les activités liées au trafic de drogue, avec des peines sévères pour les principaux responsables.



