Dans nos archives, nous redécouvrons comment les avocats de Pierre Goldman ont obtenu son acquittement il y a 50 ans, un récit publié dans « le Nouvel Obs ».
Un second procès décisif
Condamné en 1974 à la réclusion perpétuelle pour un double meurtre, le militant d’extrême gauche, braqueur et écrivain Pierre Goldman fut rejugé à Amiens en 1976, et acquitté, avant d’être assassiné trois ans plus tard. Ce deuxième procès fut marqué par les plaidoiries de ses avocats Georges Kiejman et Emile Pollak, que racontait Pierre Bénichou le 10 mai 1976 dans notre journal.
Le rôle de Francis Chouraqui
Francis, un maigre, un sec, tout en nerfs. Un faux calme au visage blême, à l’œil sombre et enfoncé. Sa voix ? Personne ne l’a entendue tout au long de ce second procès Goldman. Un figurant, installé sans un dossier devant lui, au bout du banc de la défense. Trente ans, champion de karaté (troisième dan), avocat depuis seulement deux ans et ne plaidant d’ordinaire que des affaires de droit commercial. Pourquoi commencer par lui ce récit d’une victoire ? Parce qu’il en est l’organisateur.
Décembre 1974 : premier procès Goldman. « Lors d’une suspension d’audience, je reçus la visite d’un jeune avocat que j’avais connu neuf ans auparavant : nous pratiquions le karaté dans le même club. Il était juif et s’appelait Francis Chouraqui. Nous nous embrassâmes. Nous nous étions très peu connus… »
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