Un revers judiciaire pour Katy Perry en Australie
La pop star américaine Katy Perry subit un important revers juridique en Australie. Après plusieurs années de procédure judiciaire, la Haute Cour australienne a rendu son verdict mercredi 11 mars 2026, accordant à une styliste australienne le droit de continuer à vendre ses créations sous sa marque Katie Perry.
La question cruciale de l'antériorité
La styliste australienne, qui utilise son véritable nom pour son entreprise, avait initialement accusé la chanteuse de contrefaçon de marque. Elle affirmait que Katy Perry avait tenté de s'opposer au dépôt de sa marque avant même d'atteindre une renommée mondiale.
De son côté, l'interprète de titres célèbres comme I Kissed a Girl, California Gurls et Firework a soutenu que sa musique connaissait déjà le succès lorsque la styliste a commencé à commercialiser ses vêtements. Cette activité commerciale, menée localement et via les réseaux sociaux ainsi qu'une boutique en ligne, remonte approximativement à 2008.
Un jugement antérieur cassé par la Haute Cour
En 2024, un tribunal australien avait initialement donné raison à la chanteuse, dont le nom civil est Katheryn Elizabeth Hudson, et s'était prononcé contre le maintien de la marque déposée par la styliste. Cependant, la Haute Cour australienne a finalement infirmé cette décision.
La cour a établi qu'aucun risque de confusion significative n'était probable avec la chanteuse, qui a conclu sa dernière tournée mondiale en décembre 2025. Cette décision marque un tournant dans ce long conflit juridique.
Les réactions des parties concernées
Un représentant de Katy Perry a déclaré à l'AFP que la chanteuse n'avait jamais cherché à faire fermer l'entreprise de la styliste australienne. Il a souligné que l'objectif était simplement de clarifier les droits de marque.
De son côté, la styliste Katie Perry s'est félicitée de la décision sur son site web. Elle a déclaré : « Ce fut un voyage incroyablement long et difficile [...] mais aujourd'hui confirme ce que j'ai toujours cru : que les droits de marque devraient protéger les entreprises de toutes tailles. »
Cette affaire met en lumière les complexités juridiques entourant la protection des marques, particulièrement lorsqu'elles impliquent des noms similaires dans des secteurs d'activité différents. La décision de la Haute Cour australienne établit un précédent important pour les petites entreprises face aux grandes célébrités internationales.



