Incendie criminel de la discothèque Le Kheops à Nîmes : le commanditaire présumé fait appel
La discothèque Le Kheops, située route d'Uzès à Nîmes, avait été la cible de deux incendies criminels durant l'été 2021. Une première tentative dans la nuit du 28 au 29 juin 2021, suivie d'un second incendie qui a ravagé une grande partie de l'établissement dans la soirée du 16 juillet 2021. Ces événements ont conduit à l'interpellation de plusieurs suspects, dont le commanditaire présumé, Aziz H.
Une condamnation confirmée en appel
Condamné à dix ans de prison en octobre dernier, Aziz H. a interjeté appel de cette décision. Il a été rejugé ce mardi 10 mars 2026 devant la cour d'appel du Gard. Cependant, le quinquagénaire, qui est en fuite depuis les faits, ne s'est pas présenté à l'audience. Malgré son absence, la cour a examiné le dossier et confirmé la condamnation à dix ans d'emprisonnement.
Des motivations liées à la jalousie
Nadine Mouttet, présidente de la cour, a rappelé que les attaques auraient été motivées par la jalousie. Selon Me Magali Fiol, avocate du gérant de la discothèque, le 16 juillet 2021, son client devait accueillir un chanteur de renom, une publicité qui n'aurait pas plu à certains concurrents directs, notamment Aziz H., lui-même à la tête d'un établissement de nuit à Nîmes. Il aurait commandité ces incendies avec l'aide de deux Espagnols pour éliminer la concurrence.
Les dommages sont estimés à 700 000 euros, et la discothèque Le Kheops n'a jamais rouvert ses portes depuis ces événements. L'établissement appartenant au prévenu est désormais géré par son fils.
Une affaire aux conséquences graves
Lors de l'audience, Me Fiol a souligné la gravité des faits : "C'est gravissime ce qui s'est passé. Ils auraient pu mettre le feu à tout un quartier. Au-delà du préjudice financier, il y avait sa fille dans la salle lors de l'incendie." L'avocate générale a dénoncé "des méthodes de voyous" et demandé la confirmation de la peine, ce que la cour a accordé.
Aziz H. est donc déclaré coupable une nouvelle fois et fait l'objet d'une recherche active pour purger sa peine de dix ans de prison. Cette affaire rappelle les risques liés aux conflits commerciaux dans le secteur de la nuit et l'importance de la justice dans la répression des actes criminels.



