ICE suspend deux agents pour faux témoignages après une fusillade contre un migrant vénézuélien
ICE suspend agents pour faux témoignages après fusillade

Deux agents de l'ICE suspendus pour faux témoignages après une fusillade controversée

Le directeur de la police fédérale de l'immigration américaine (ICE), Todd Lyons, a annoncé ce vendredi 13 février la suspension immédiate de deux agents pour avoir fourni des déclarations mensongères sous serment. Cette décision fait suite à une fusillade survenue le 14 janvier à Minneapolis, dans le Minnesota, lors d'un contrôle routier impliquant un immigré vénézuélien en situation irrégulière.

Un incident violent lors d'un contrôle d'immigration

Les événements se sont déroulés devant une résidence de Minneapolis où des agents de l'ICE tentaient d'interpeller un migrant vénézuélien. Selon les premières versions officielles, l'individu tentait de s'échapper lorsqu'un agent a ouvert le feu, le blessant à la jambe. Le ministère de la sécurité intérieure avait initialement affirmé que pendant que l'immigré se débattait, deux individus étaient sortis d'un appartement voisin et avaient attaqué l'agent avec une pelle à neige et un manche de balai, forçant le policier à tirer « un coup de feu défensif pour protéger sa vie ».

Le migrant blessé avait été arrêté et inculpé, de même qu'un compatriote venu lui prêter assistance. Cependant, le parquet a radicalement changé sa position jeudi en abandonnant toutes les poursuites contre les deux hommes. Les procureurs ont expliqué que « de nouvelles preuves découvertes dans cette affaire contredisent matériellement les accusations » initialement portées.

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Des vidéos qui contredisent la version officielle

Dans un communiqué publié vendredi, Todd Lyons a révélé que « des images vidéo ont révélé que deux agents semblent avoir fourni dans leurs témoignages sous serment des déclarations mensongères ». Le directeur de l'ICE a immédiatement placé les deux agents en congé administratif en attendant les résultats d'une enquête interne approfondie, soulignant que « mentir sous serment est une grave infraction fédérale ».

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large d'opérations controversées menées par l'administration Trump contre les immigrés en situation irrégulière. Minneapolis devient ainsi la dernière ville dirigée par des démocrates, après Los Angeles, Washington, Chicago, Memphis et La Nouvelle-Orléans, à être visée par ces vastes opérations d'arrestations.

Des précédents inquiétants de parjure

Ce n'est pas la première fois que des agents fédéraux sont accusés de faux témoignages. En octobre dernier, le ministère de la sécurité intérieure avait accusé une femme, Marimar Martinez, d'avoir percuté avec son véhicule une patrouille de la police des frontières à Chicago, en Illinois. Les agents avaient affirmé avoir été « contraints d'effectuer des tirs défensifs », blessant la femme armée d'une arme semi-automatique.

Mais en novembre, le parquet avait abandonné sans explication les poursuites contre Marimar Martinez, visée par cinq tirs, ainsi que contre un homme arrêté le même jour. Cette décision était intervenue après la diffusion de vidéos montrant un policier percutant la voiture de la femme avec son propre véhicule, jetant un doute sérieux sur la version initiale des événements.

Ces affaires successives soulèvent des questions fondamentales sur les pratiques de certaines agences fédérales et mettent en lumière l'importance cruciale des preuves vidéo dans l'établissement de la vérité judiciaire. La suspension des deux agents de l'ICE représente un revers significatif pour les opérations d'immigration controversées menées à Minneapolis et pourrait avoir des implications plus larges pour les politiques migratoires américaines.

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