De nombreuses investigations sont en cours à la suite de plusieurs perquisitions menées en différents endroits du département par la brigade de recherches d’Agen, en lien avec la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP). L’affaire a été portée à la connaissance du parquet d’Agen après une plainte de l’Ordre national des vétérinaires. Depuis, les actes d’enquête se multiplient afin de déterminer si les pratiques litigieuses imputées à ce centre de reproduction et d’élevage équin, de renommée internationale, établi sur un domaine de 130 hectares, sont fondées.
Des perquisitions coordonnées
Au cours des derniers jours, plusieurs perquisitions ont été menées à travers le département, en lien avec la BNEVP, une unité d’investigation de la Direction générale de l’alimentation (DGAL) du ministère de l’Agriculture. Cette unité est spécialisée dans la lutte contre la délinquance organisée, notamment les trafics de sécurité sanitaire des aliments, d’identification des animaux domestiques, de médicaments vétérinaires et de produits phytopharmaceutiques interdits ou falsifiés.
La première perquisition s’est opérée sur le site principal du haras de Thouars, situé dans le village de Castella, entre Agen et Villeneuve-sur-Lot, avec un important déploiement d’enquêteurs. Les autres se sont égrenées au fil des jours, notamment au domicile des propriétaires, dans des communes de la périphérie agenaise.
Des saisies importantes
De nombreuses saisies ont été réalisées dans le cadre de cette enquête, ouverte pour exercice illégal de la médecine et de la chirurgie des animaux, infractions en lien avec l’usage, l’acquisition, l’importation, la détention de substances vétérinaires, et usage de faux. Des médicaments pour équidés, interdits sur le territoire français, et de fortes sommes d’argent, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros en numéraires, ont été notamment placés sous scellés. L’ensemble du matériel informatique saisi est en cours d’analyse.
Présomption d’innocence
À ce stade des investigations, aucune personne n’a été entendue sous le régime de la garde à vue, la présomption d’innocence devant bénéficier à l’ensemble des protagonistes. Ce dossier peu commun est piloté par la brigade de recherches d’Agen, en lien avec la direction des enquêtes vétérinaires. L’antenne agenaise de la Section de recherches de Bordeaux est co-saisie pour la partie financière.
Le haras de Thouars est notamment reconnu pour son centre d’insémination de pointe donnant naissance aux futurs cracks internationaux de pur-sang arabes de course.



