Les avocats du barreau de Nîmes maintiennent leur mouvement de grève, entamé pour s'opposer au projet de loi instaurant un plaider coupable criminel. Depuis le début de cette mobilisation, les audiences de comparution immédiate se suivent et se ressemblent : les robes noires refusent catégoriquement de plaider, que ce soit pour les comparutions immédiates ou pour les audiences de plaider coupable pour les délits.
Une opposition farouche au plaider coupable criminel
Ce jeudi, Me Marine Santimaria a pris la parole au tribunal correctionnel au nom de la bâtonnière Moulis. Elle a expliqué les raisons de cette opposition farouche au projet de loi. Les avocats estiment que ce texte porterait atteinte aux droits de la défense et à l'équilibre du procès pénal.
Le mouvement ne faiblit pas
En refusant de plaider, les avocats contraignent les juges à reporter les dossiers, ce qui perturbe la programmation des procès. Pour l'instant, le mouvement continue, sans perspective de reprise à court terme. Les audiences de comparution immédiate sont systématiquement renvoyées, et les affaires s'accumulent.
Conséquences sur le fonctionnement du tribunal
Le report systématique des audiences risque d'engorger le calendrier judiciaire. Les magistrats doivent gérer des délais de plus en plus longs, tandis que les justiciables voient leurs affaires repoussées. Les avocats, eux, restent déterminés à faire entendre leur voix jusqu'à ce que le projet de loi soit retiré ou modifié.
La grève, reconduite à plusieurs reprises, montre la détermination des avocats nîmois. Ils appellent à une mobilisation nationale pour défendre les principes fondamentaux de la justice.



