Un récidiviste girondin condamné à une lourde peine pour harcèlement depuis sa cellule
Un homme de 27 ans, originaire de Libourne en Gironde, a été condamné ce mardi 17 février à quatre ans de prison ferme par le tribunal de Périgueux, dans la Dordogne. Ce récidiviste, déjà condamné en 2021 pour violences conjugales, a vu son autorité parentale sur sa fille retirée, sanctionnant un comportement jugé particulièrement inquiétant par la justice.
Une audience débutant par un acte d'insolence
Dès l'ouverture de l'audience, le prévenu a affiché une attitude provocatrice en refusant de se lever à l'appel de son nom. « Un message particulièrement insolent pour le tribunal. Il vous démontre qu'il est le plus fort », a dénoncé la représentante du ministère public, Annabelle Guignard, dans ses réquisitions. Cette posture a immédiatement placé le procès sous le signe d'une défiance manifeste envers l'institution judiciaire.
Des menaces de mort répétées et orchestrées depuis la prison
L'homme était jugé pour des menaces de mort réitérées proférées contre son ex-compagne et son ancienne belle-mère. Les propos enregistrés incluaient des formulations extrêmement violentes telles que : « je vais t'enlever la vie », « tu seras en sang » ou encore « je te jure sur la tête de ta fille que tu seras morte en janvier ». Ces menaces ont été accompagnées de plus de 500 appels téléphoniques passés en un laps de temps très court au début du mois de novembre, le tout depuis sa cellule de prison en Périgord.
« On juge une entreprise orchestrée pour démolir la victime depuis la prison. Depuis sa cellule, il verrouille son environnement. Son ex-compagne n'a jamais connu la paix », a insisté Annabelle Guignard, soulignant le caractère systématique et prédateur de ces agissements.
Un casier judiciaire déjà bien chargé
Le prévenu, dont le casier comporte pas moins de 14 mentions pour des faits similaires, s'est d'abord montré laconique lors de l'audience, se contentant de déclarer : « Je n'ai rien à dire ». Il a ensuite tenté de justifier son comportement en affirmant : « Elle veut juste me priver de mon enfant », une argumentation vivement contestée par les parties civiles.
L'avocate des victimes, Me Bénédicte Impérial, a rétorqué : « Leur fille serait l'instrument pour justifier son comportement ». Le ministère public, requérant cinq ans de prison ferme, a appuyé cette analyse en rappelant que « le premier droit de cet enfant, c'est de ne pas voir sa mère menacée continuellement ».
Une défense minimisant la gravité des faits
L'avocate du prévenu, Me Margaux Castex, a tenté de « faire redescendre le soufflet » en qualifiant son client de « gros wa-wa », suggérant qu'il serait davantage « fort en gueule » que véritablement dangereux. « Ce qu'il a fait est inadmissible, il en est conscient. Il est très insultant, vulgaire, mais c'est juste un gros wa-wa », a-t-elle plaidé, une stratégie qui n'a pas convaincu le tribunal.
Verdict et conséquences judiciaires
Au terme des débats, Pierrick Tillard a été condamné à quatre ans de prison ferme avec maintien en détention. Outre cette peine d'emprisonnement, la justice a ordonné le retrait de son autorité parentale, estimant que son comportement constituait un danger manifeste pour l'environnement familial. Cette décision marque une réponse ferme face à des agissements de harcèlement perpétrés depuis l'enceinte même du système carcéral.



