Soupçons d'agressions sexuelles dans une école montpelliéraine : l'ex-animateur suspecté restait en contact avec le public
L'affaire secoue la communauté éducative de Montpellier. Un ancien animateur scolaire, suspecté de viol et d'agressions sexuelles sur des enfants dans une école et un centre de loisirs, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire. Cette décision provoque une vive émotion parmi les parents d'élèves, d'autant plus que l'individu, bien que suspendu de ses fonctions d'animateur périscolaire depuis fin 2024, aurait été maintenu en contact avec le public par la municipalité.
Une réaffectation controversée en mairie
En attendant le développement de l'instruction judiciaire, la collectivité a procédé au recasement de l'ex-animateur. Celui-ci a été affecté au guichet Presto de la Ville de Montpellier, un service dédié à la vente de tickets de cantine et à la réservation de places en centre de loisirs. Ce guichet, accessible en ligne mais aussi physiquement, reçoit quotidiennement des parents et des familles.
Une mère de famille, souhaitant garder l'anonymat, témoigne avec émotion : "Je me suis retrouvée face à lui encore jusqu'au 3 mars". Informée des accusations pesant contre lui depuis environ un an par d'autres parents, elle exprime son incompréhension face au maintien de l'employé au contact du public. "Vous imaginez un parent ayant porté plainte se retrouver nez à nez avec celui qui a agressé son enfant…", ajoute-t-elle, incapable de masquer son indignation.
Des interrogations persistantes et un silence municipal
Les parents concernés déplorent amèrement cette situation. Ils soulignent le paradoxe d'une suspension des fonctions d'animateur, qui semble n'avoir été que partielle, puisque l'individu restait en position d'interagir avec des familles, potentiellement avec des victimes ou leurs proches. La gestion de ce dossier par les autorités locales est donc vivement critiquée.
Sollicitée pour apporter des éclaircissements sur cette réaffectation et sur les mesures prises pour garantir la sécurité du public, la Ville de Montpellier n'a, pour l'heure, fourni aucune précision complémentaire. Ce silence alimente les inquiétudes et les questionnements sur les procédures internes et la communication en pareille circonstance.
L'affaire, qui implique l'école Charles-Dickens et un centre de loisirs de Montpellier, reste sous le sceau de l'enquête judiciaire. Les parents et la communauté éducative attendent avec impatience des développements et des garanties pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l'avenir.



