Jack Lang et Caroline Lang sous le feu des investigations financières
Jack Lang et sa fille Caroline, photographiés à l'Institut du monde arabe à Paris le 16 février 2026, font face à des accusations graves depuis la publication des "Epstein Files". Ces documents ont mis en lumière leurs relations avec le pédocriminel américain Jeffrey Epstein, mais ils affirment avec force n'avoir jamais touché "un centime" de sa part.
Une enquête judiciaire ouverte par le Parquet national financier
Malgré leurs dénégations, le Parquet national financier a ouvert une enquête le 6 février dernier pour soupçons de "blanchiment de fraude fiscale aggravée". Cette procédure a conduit à l'ordonnance de perquisitions en divers lieux, dont l'Institut du monde arabe (IMA), institution que Jack Lang dirigeait depuis 2013 avec autorité et vision.
Au cœur de cette affaire complexe se trouve une société offshore créée en 2016 par Jeffrey Epstein et Caroline Lang. Cette structure, dont l'existence a été révélée par Mediapart le 2 février, trouve son origine dans une idée du businessman américain formulée fin 2015, selon les informations disponibles.
Des relations financières plus anciennes que déclarées
Les Lang avaient initialement déclaré au Monde n'avoir sollicité que "deux coups de main" financiers de leur ami Jeffrey Epstein. Ces aides étaient destinées à la réalisation de deux films distincts :
- Le premier, demandé par Monique, l'épouse de Jack Lang, en septembre 2015 pour un montant de 30 000 euros.
- Le second, initié par Jack Lang lui-même en septembre 2018 pour produire "Jack Lang, la traversée du siècle", nécessitant 50 000 euros.
Cependant, la masse de courriels dévoilée depuis le 30 janvier vient fragiliser ce récit officiel. Un échange daté du 26 novembre 2012 suggère que Caroline et Jack Lang ont en réalité sollicité des fonds du financier bien plus tôt, dès 2012, année où ils prétendent pourtant être simplement devenus amis.
Dans ce courriel révélateur, Caroline Lang transmet à Jeffrey Epstein les coordonnées bancaires de l'"association des cultures du monde" (ADCM), accompagnées d'un message apparemment anodin : "Cher Jeffrey, enfin, mais sans urgence. Tu trouveras ci-joint les coordonnées bancaires d'ADCM. A mercredi, gros bisous. Caroline."
Cette correspondance antérieure à la création de la société offshore jette une lumière nouvelle sur la nature et la chronologie de leurs relations financières, remettant en question la version initiale présentée par les intéressés.



