Détention confirmée pour l'agent consulaire algérien impliqué dans l'enlèvement d'Amir DZ
Détention confirmée pour agent consulaire algérien

La cour d'appel de Paris a rejeté, jeudi 8 juillet 2026, la demande de remise en liberté de l'agent consulaire algérien placé en détention provisoire depuis le 15 juin 2024. Ce fonctionnaire est soupçonné d'avoir joué un rôle clé dans l'enlèvement de l'influenceur algérien Amir DZ, de son vrai nom Amir Benali, survenu le 12 avril 2024 dans le 18e arrondissement de Paris.

Les faits reprochés à l'agent consulaire

Selon les éléments de l'enquête, l'agent consulaire, âgé de 42 ans et en poste au consulat général d'Algérie à Paris, aurait fourni des informations sur les déplacements de l'influenceur à ses ravisseurs. Il est également accusé d'avoir facilité l'acheminement de la victime vers un lieu de détention en banlieue parisienne. L'influenceur, connu pour ses critiques du régime algérien, avait été séquestré pendant 48 heures avant d'être libéré par les forces de l'ordre.

Les arguments de la défense et de l'accusation

L'avocat de l'agent consulaire, Me Jean-Pierre Dubois, a plaidé l'absence de preuves directes et le statut diplomatique de son client. "Mon client bénéficie de l'immunité diplomatique en vertu de la convention de Vienne de 1963. Sa détention est une violation du droit international", a-t-il déclaré. De son côté, le parquet de Paris a souligné la gravité des faits et le risque de fuite. "Les investigations ont révélé des échanges téléphoniques compromettants entre l'agent et les ravisseurs présumés. Il existe un risque sérieux de collusion avec d'autres personnes impliquées", a indiqué le procureur dans son réquisitoire.

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Une décision motivée par le risque de fuite

Dans son arrêt, la cour d'appel a estimé que les charges pesant sur l'agent consulaire étaient "suffisamment graves" pour justifier son maintien en détention. Elle a notamment relevé que l'intéressé disposait de "liens étroits avec l'Algérie" et de "ressources financières importantes" qui pourraient lui permettre de quitter le territoire. La cour a également noté que l'immunité diplomatique n'était pas un obstacle à la détention provisoire dans le cadre d'une procédure pénale pour des faits de droit commun.

Les conséquences diplomatiques

Cette affaire a provoqué des tensions entre la France et l'Algérie. Le gouvernement algérien a dénoncé une "instrumentalisation judiciaire" et a rappelé son ambassadeur pour consultations en juin 2024. De son côté, le Quai d'Orsay a réaffirmé son respect de l'indépendance de la justice. "La France agit conformément à ses engagements internationaux et à l'état de droit", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L'enquête se poursuit

L'enquête, menée par la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne, se poursuit. Cinq autres personnes, dont trois ressortissants algériens, sont également mises en examen dans ce dossier. L'influenceur Amir DZ, qui a depuis obtenu l'asile politique en France, s'est constitué partie civile. "Je veux que la vérité éclate et que les responsables soient punis", a-t-il déclaré à l'issue de l'audience. La prochaine audience est prévue pour le 15 septembre 2026.

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