Un homme condamné à deux ans de prison pour avoir conduit dans un trafic de drogue entre l'Espagne et la France
Deux ans de prison pour conducteur d'un trafic de drogue Espagne-France

Un trafic international de stupéfiants démantelé par la gendarmerie

Un homme de 33 ans a écopé de deux ans de prison ferme, jeudi 13 mars, devant le tribunal judiciaire de Pau, pour sa participation à un vaste trafic de stupéfiants. Initialement condamné par défaut à cinq ans de prison en septembre 2024, il a demandé à être rejugé en présence, bénéficiant finalement d'une peine réduite. Cette affaire concerne un réseau démantelé en juin 2023, impliquant le transport de cocaïne et de cannabis depuis l'Espagne vers la France, notamment dans la région de Pau et Mourenx.

Une enquête minutieuse menée par la brigade d'Orthez

Dix personnes ont été interpellées à la suite d'une longue enquête menée par la brigade de gendarmerie d'Orthez. Lors des perquisitions, d'importantes quantités de stupéfiants ont été découvertes, incluant trois kilos de cocaïne, onze kilos de résine de cannabis et vingt kilos d'herbe, pour une valeur estimée à environ 500 000 euros. Les convois de véhicules remontaient régulièrement la marchandise d'Espagne, où elle était ensuite écoulée sur le territoire français.

La fuite et l'arrestation des principaux suspects

Dans un premier temps, cinq des mis en cause avaient pris la fuite, avant d'être arrêtés suite à l'émission de mandats d'arrêt. Nabil Bajadour, l'homme de 33 ans, s'était réfugié en Espagne, où il résidait, avant qu'un mandat européen n'aboutisse à son arrestation le 17 janvier 2025. Plusieurs de ses coprévenus avaient déjà été jugés et condamnés le 4 septembre 2024, mais lui avait écopé d'une condamnation par défaut à cinq ans de prison ferme, alors que six ans étaient requis.

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Une défense efficace lors du rejugement

Lors de l'audience qui a duré une bonne partie de l'après-midi, deux éléments ont joué en faveur d'une plus grande clémence du tribunal. Le prévenu a reconnu avoir participé aux convois transportant la drogue, contrastant avec l'attitude des « cerveaux » de la bande, dont son cousin condamné à quatre ans ferme. « Nabil a compris que quand on nie tout, ça ne marche pas », a souligné la représentante du ministère public.

Les arguments de la défense

Le prévenu a affirmé n'avoir jamais vendu de stupéfiants, déclarant : « Je n'ai pas vendu 1 gramme de cocaïne, ni de cannabis. J'ai été utilisé, on m'a pris pour une dinde ! » Il a expliqué avoir servi de prête-nom pour sa voiture, utilisée dans les convois, et avoir effectué seulement deux allers-retours, prêtant son véhicule et son téléphone le reste du temps. Sa défense a mis en avant son isolement au sein d'un groupe organisé de personnes plus jeunes, « excitées » et « armées ».

Le rôle de l'avocat et la décision du tribunal

L'avocat du prévenu a dépeint son client comme « un ancien, fatigué », happé par un fonctionnement qui n'était plus le sien, et facilement manipulable par des « vautours ». Il a ironisé sur le « magicien du crime » attendu, découvrant plutôt « un fantôme » peu impliqué. Le tribunal, sensible à ces arguments, a condamné le prévenu à deux ans de prison pour importation et transport de stupéfiants, contre quatre ans requis. Il a été relaxé pour les faits d'offre, de cession, d'acquisition de produits et d'association de malfaiteurs, jugés insuffisamment caractérisés.

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