Gérard Depardieu jugé en appel en novembre 2026 pour agressions sexuelles
Depardieu jugé en appel en novembre 2026 pour agressions

Gérard Depardieu confronté à un nouveau procès en appel en novembre 2026

L'acteur Gérard Depardieu, condamné le 13 mai 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film « Les Volets verts » en 2021, fera finalement appel de cette décision. La cour d'appel de Paris a annoncé jeudi que son procès en appel se tiendra du 16 au 20 novembre 2026. Cette affaire est distincte de celle concernant son renvoi devant la cour criminelle départementale de Paris pour des accusations de viols sur l'actrice Charlotte Arnould.

Une condamnation fondée sur la constance des témoignages

Le tribunal correctionnel a justifié sa condamnation initiale par la cohérence et la constance des déclarations des deux plaignantes. En revanche, il a noté que les propos de Gérard Depardieu avaient « évolué significativement » entre sa garde à vue et l'audience, affaiblissant sa défense. Cette divergence a joué un rôle clé dans la décision judiciaire.

La dureté excessive des débats dénoncée par le tribunal

Lors de la lecture du jugement, le président du tribunal a exprimé ses regrets concernant « la dureté excessive des débats » menés par la défense à l'encontre des parties civiles. Ces dernières, Amélie, alors âgée de 54 ans et décoratrice, et Sarah (prénom modifié), alors âgée de 34 ans et assistante réalisatrice sur le film de Jean Becker, ont subi des attaques verbales répétées.

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Le tribunal a souligné que « les propos de la défense par leur nature et leur répétition ont généré chez les parties civiles un préjudice distinct de celui né de la commission de l'infraction ». Cette reconnaissance de la victimisation secondaire est un fait rare dans les procédures judiciaires.

La victimisation secondaire : une double peine pour les victimes

La victimisation secondaire désigne le préjudice supplémentaire subi par les victimes de violences sexistes et sexuelles lorsqu'elles sont confrontées à des préjugés, des questions déplacées ou des remarques culpabilisantes de la part d'acteurs du système judiciaire, censé les protéger. Cela crée une double peine, où les victimes doivent non seulement faire face à l'agression initiale, mais aussi à des comportements hostiles lors des procédures.

Les sanctions prononcées contre Gérard Depardieu

Outre la peine de prison avec sursis, le tribunal a ordonné à Gérard Depardieu de verser des dommages et intérêts aux plaignantes :

  • 4 000 euros à Amélie et 2 000 euros à Sarah au titre du préjudice moral.
  • 1 000 euros supplémentaires à chacune pour le préjudice de victimisation secondaire.

De plus, le tribunal a prononcé son inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles et une peine d'inéligibilité de deux ans, conformément aux réquisitions du parquet. Ces mesures visent à sanctionner les actes et à prévenir de futures infractions.

Ce procès en appel, prévu pour fin 2026, marquera une nouvelle étape dans cette affaire judiciaire complexe, mettant en lumière les défis liés à la prise en charge des victimes de violences sexuelles dans le système judiciaire français.

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