L’École Boulle, prestigieux établissement parisien d’arts appliqués, est secouée par une affaire de harcèlement présumé. Quatre plaintes au pénal ont été déposées par des élèves et anciens élèves, tandis que l’Inspection générale de l’Éducation nationale a ouvert une enquête. Les faits, qui remonteraient à plusieurs années, impliqueraient des enseignants et des membres de l’administration.
Des témoignages accablants
Les plaignants dénoncent des comportements répétés d’humiliation, de mise à l’écart et de pressions psychologiques. Certains évoquent également des faits de nature sexiste. Les témoignages recueillis par la presse font état d’une ambiance délétère dans certains ateliers, où les élèves se seraient sentis isolés et sans soutien. Une ancienne élève confie : « On nous faisait comprendre que nous n’étions pas à la hauteur, que nous devions nous taire et travailler sans poser de questions. »
Une enquête interne et des mesures d’urgence
La direction de l’École Boulle a réagi en annonçant une enquête interne et la mise en place de mesures de soutien psychologique pour les élèves. Un communiqué précise que « la direction prend ces accusations très au sérieux et coopère pleinement avec les autorités académiques et judiciaires ». Des enseignants ont été suspendus à titre conservatoire en attendant les résultats de l’enquête.
L’Inspection générale de l’Éducation nationale a été saisie et mène ses propres investigations. Ses conclusions sont attendues dans les prochaines semaines. Parallèlement, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour harcèlement moral et sexuel.
Un choc pour la communauté éducative
Cette affaire a provoqué une onde de choc au sein de l’établissement, réputé pour former des ébénistes, des designers et des artisans d’art. Des associations d’élèves et de parents d’élèves ont appelé à une mobilisation pour que la lumière soit faite sur ces agissements. Une réunion d’information est prévue la semaine prochaine.
Le rectorat de Paris a rappelé que la lutte contre le harcèlement scolaire est une priorité et que des dispositifs d’alerte existent pour les victimes. Des numéros d’écoute ont été diffusés dans l’établissement.
Cette affaire relance le débat sur les violences psychologiques dans les écoles d’art, où la compétition et la pression sont souvent fortes. Des syndicats enseignants demandent une meilleure formation des personnels et des procédures de signalement plus efficaces.



