Carole Delga définitivement innocentée après une décennie de procédure judiciaire
Après dix longues années de bataille judiciaire, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga a finalement été définitivement innocentée dans l'affaire qui l'opposait au maire Rassemblement national de Beaucaire Julien Sanchez. La justice française a officiellement annulé la condamnation prononcée en 2019, suite à une décision historique de la Cour européenne des droits de l'homme.
Une annulation historique suite à la condamnation de la France
La Cour de révision et de réexamen a rendu son verdict jeudi 26 mars 2026, annulant définitivement l'arrêt de la cour d'appel de Nîmes qui avait condamné Carole Delga pour discrimination. Cette décision fait suite à la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme en juillet 2024, qui avait pointé des irrégularités dans la procédure.
Un litige politique autour d'un contrat de ville
L'affaire trouve son origine en 2016, lorsque la Région Occitanie avait initialement refusé de signer le contrat de ville de Beaucaire, le qualifiant d'"insincère". Après des modifications négociées avec l'État, le contrat avait finalement été validé. Le maire Julien Sanchez avait alors déposé plainte pour discrimination politique, estimant que sa commune dirigée par le RN avait été traitée différemment des autres.
La réaction de Carole Delga : "Aujourd'hui, justice est rendue"
Dans un communiqué de presse, la présidente de région a salué une "réparation importante" après cette décennie de combat judiciaire. "Pendant dix ans, j'ai dû me battre pour faire reconnaître qu'aucune infraction n'avait été commise, contrairement à ce que racontaient Julien Sanchez, Louis Aliot et autres sur les plateaux TV", a déclaré Carole Delga.
La dirigeante socialiste a également dénoncé les méthodes du Rassemblement national, affirmant que ce parti avait "multiplié les procédures [...] sans jamais obtenir gain de cause", visant particulièrement le maire de Perpignan Louis Aliot. "Aujourd'hui, la justice française confirme pleinement mon innocence", a-t-elle ajouté, voyant dans cette décision une reconnaissance pour "les élus [...] injustement attaqués" dans l'exercice de leurs fonctions.
Un épilogue judiciaire après une longue procédure
Cette affaire judiciaire complexe, qui a traversé plusieurs juridictions françaises avant d'atteindre la Cour européenne des droits de l'homme, trouve enfin son épilogue. La décision de la Cour de révision et de réexamen marque la fin définitive de cette procédure qui a mobilisé l'attention politique et médiatique pendant une décennie entière.



