Tribune anti-Bolloré : Canal+ assigné en justice pour discrimination
Canal+ assigné en justice pour discrimination après tribune

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) et la CGT Spectacle ont annoncé, samedi 23 mai, engager une action en justice à Nanterre contre le groupe Canal+, propriété de Vincent Bolloré. Cette décision fait suite à la menace de Maxime Saada, président du directoire de Canal+, de boycotter quelque 600 professionnels du cinéma ayant signé une tribune critiquant le milliardaire.

Une action en justice pour discrimination

Dans un communiqué commun, la LDH et la CGT Spectacle dénoncent le "choix brutal de discriminer" de Maxime Saada. Elles affirment que "Canal+ comparaîtra devant la justice pour avoir violé la loi". Les deux organisations estiment que cette menace de boycott constitue une discrimination illégale envers les signataires de la tribune publiée dans Libération.

Les réactions à la tribune anti-Bolloré

La tribune, signée par de nombreuses personnalités du cinéma français, avait vivement critiqué Vincent Bolloré et ses méthodes. En réponse, Maxime Saada avait annoncé que son groupe ne travaillerait plus avec les 600 signataires, provoquant une vague d'indignation dans le milieu culturel. Parmi les signataires figurent des acteurs et réalisateurs renommés tels qu'Alain Chabat, Bruno Solo, Jean-Pascal Zadi ou encore Juliette Binoche.

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  • Alain Chabat a qualifié cette mise à l'écart de "coup de pression à deux balles".
  • La ministre de la Culture a appelé les parties à "retrouver les voies du dialogue".
  • D'autres personnalités ont exprimé leur soutien aux signataires.

Le contexte de l'affaire

Cette affaire s'inscrit dans un climat de tensions entre Vincent Bolloré et une partie du monde culturel. Le milliardaire, également propriétaire de Vivendi et de plusieurs médias, est régulièrement critiqué pour son influence et ses prises de position. La LDH et la CGT Spectacle entendent faire respecter le droit du travail et la liberté d'expression, estimant que la menace de boycott est une atteinte grave aux droits des professionnels concernés.

Plus d'informations à suivre sur cette procédure judiciaire qui pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations entre les médias et le secteur culturel.

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