Deux cambrioleuses enceinte et avec une adolescente condamnées près de Montpellier
Cambrioleuses enceinte et adolescente condamnées à Montpellier

Un cambriolage interrompu par le retour du propriétaire

Dans le petit village de Rouet, près du Pic Saint-Loup dans l'Hérault, un propriétaire a fait une découverte choquante en rentrant chez lui mardi 7 avril. Il est tombé nez à nez avec trois cambrioleuses en pleine action. L'une d'entre elles était enceinte, une autre n'était qu'une adolescente de 12 ans. Alors que les deux plus jeunes parvenaient à prendre la fuite, la troisième a été retenue sur place jusqu'à l'arrivée des forces de l'ordre.

Une habitation entièrement fouillée

Les malfaiteurs avaient méthodiquement fouillé la maison, dérobant au passage les économies du couple propriétaire. Une somme de 2 000 euros en liquide, destinée à financer leurs prochaines vacances, avait disparu. Ce couple, originaire du Nord de la France, s'était récemment installé dans cette commune rurale pour y trouver la tranquillité, loin du tumulte urbain.

Le procès au tribunal judiciaire de Montpellier

Vendredi 10 avril, les deux mises en cause adultes, âgées de 25 ans et de nationalité croate, comparaissaient devant le tribunal judiciaire de Montpellier. Elles devaient répondre de plusieurs vols avec effraction commis non seulement à Rouet, mais également dans le village voisin de Claret, ainsi qu'à Saïx dans le Tarn quelques jours auparavant.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des motivations financières et un mode opératoire étonnant

Devant le président Gilles Maschio, l'une des prévenues a expliqué avoir agi en raison de sa "situation difficile" et de son manque d'argent. Elle a présenté ses excuses aux victimes, affirmant chercher principalement de la nourriture et des ressources financières. Pourtant, dans leur véhicule, les gendarmes ont découvert des objets manifestement destinés à la revente : une console de jeux et un épilateur.

Le président s'est particulièrement interrogé sur les déplacements des accusées. L'une était venue spécialement de Montreuil, en région parisienne, pour commettre ces méfaits. "Si votre motivation est financière, pourquoi avoir réalisé un aussi long trajet ?" a-t-il demandé. La réponse fut qu'elle ne souhaitait pas agir près de sa famille. Sa complice, quant à elle, était domiciliée dans un camp rom près de Marseille.

Une délinquance qualifiée de "misère"

L'avocate des victimes a souligné le traumatisme profond subi par le couple cambriolé. "Ils ont été choqués de trouver leur maison ainsi fouillée. Ils sont sous anxiolytiques", a-t-elle déclaré, réclamant une indemnisation pour préjudice moral.

L'avocat de la défense a pour sa part insisté sur le caractère modeste du butin par rapport aux moyens déployés. "Aussi odieux et illégal que soit leur comportement, il saute aux yeux qu'elles n'enrichissent aucune opulence", a-t-il argumenté, qualifiant ces actes de "délinquance acquisitive de misère".

La sentence du tribunal

Après délibération, le tribunal a rendu son verdict :

  • Six mois de prison ferme avec maintien en détention pour les deux prévenues
  • Une indemnisation de 2 100 euros pour le préjudice moral subi par le couple
  • 500 euros supplémentaires pour chacun des conjoints en réparation complémentaire

Cette affaire met en lumière plusieurs aspects préoccupants : la participation d'une mineure de 12 ans à des activités criminelles, le fait qu'une des accusées était enceinte au moment des faits, et les parcours géographiques complexes de ces délinquantes qui opéraient loin de leur lieu de résidence habituel.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale