Booba visé par une saisie conservatoire de 40,6 millions d'euros dans son conflit avec Magali Berdah
Booba : saisie de 40,6 M€ dans l'affaire Berdah

Une saisie conservatoire de 40,6 millions d'euros visant Booba

Le conflit judiciaire opposant le rappeur Booba à la femme d'affaires Magali Berdah connaît une escalade significative. Le tribunal judiciaire de Paris a en effet ordonné la saisie conservatoire d'une somme considérable s'élevant à 40.588.572 euros à l'encontre de l'artiste. Cette mesure provisoire intervient dans le cadre du litige qui oppose les deux parties depuis plusieurs années, marquant un tournant dans cette affaire aux multiples rebondissements.

Les actifs concernés par la saisie

La saisie, qualifiée de « provisoire » par la justice, cible plusieurs sources de revenus et biens du rappeur. Elle concerne notamment les droits d'auteur perçus par Booba auprès de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), ainsi que ceux provenant d'Universal Music France et de la plateforme de streaming Deezer. En outre, les comptes bancaires de l'artiste, ses véhicules et ses biens mobiliers sont également visés par cette décision. L'objectif de cette mesure est d'immobiliser ces fonds et actifs dans l'attente d'un jugement définitif sur le fond de l'affaire.

Les accusations de Magali Berdah

Magali Berdah, fondatrice de l'agence d'influence Shauna Events, accuse formellement Booba de cyberharcèlement et de menaces à l'encontre des marques partenaires de ses sociétés. Selon ses déclarations, le rappeur aurait exercé des pressions pour que ces entreprises cessent leurs collaborations avec elle, causant ainsi un préjudice économique important à ses structures, dont Shauna Events, Sublime Talent et MB Conseil. Son avocat, Me David Smadja, a salué la décision du tribunal, la qualifiant de « tournant » dans cette affaire.

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« Cette décision ouvre désormais une phase judiciaire destinée à obtenir la réparation intégrale de son préjudice », a déclaré Me Smadja, ajoutant que « les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit ». Cette prise de position souligne la volonté de la plaignante de faire valoir ses droits et de mettre un terme aux comportements qu'elle estime nuisibles.

La contestation de Booba et de ses avocats

De leur côté, Booba et ses conseils juridiques contestent vigoureusement la procédure engagée. Les avocats Gilles Vercken et Marie Roumiantseva ont affirmé que leur client « n'a pas été informé de l'existence de cette procédure ». Ils estiment que l'ordonnance de saisie a été obtenue « sur les seuls arguments de Mme Berdah », sans que leur client ait pu présenter sa défense. En conséquence, ils annoncent leur intention de contester cette décision et de poursuivre les requérants pour « procédure abusive ».

Contexte judiciaire et antécédents

Cette nouvelle étape s'inscrit dans un contexte judiciaire déjà chargé. Booba a été mis en examen en octobre 2023 pour harcèlement aggravé, une accusation qu'il rejette catégoriquement. Le rappeur affirme ne pas avoir eu « intention d'atteindre Magali Berdah dans sa santé ou sa vie », tout en assurant vouloir « prouver que (Magali Berdah et ses proches) sont des escrocs ». Le conflit entre les deux parties perdure depuis plusieurs années, avec de multiples procédures judiciaires et des condamnations de tiers pour cyberharcèlement visant la femme d'affaires.

Cette affaire met en lumière les enjeux liés à la régulation des comportements en ligne et à la responsabilité des personnalités publiques sur les réseaux sociaux. Alors que la justice examine les preuves et les arguments des deux camps, la saisie conservatoire ordonnée par le tribunal de Paris représente une mesure exceptionnelle qui pourrait influencer l'issue future de ce litige complexe.

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