Le Bloc Montpelliérain dans le collimateur du ministère de l'Intérieur
Le ministre de l'Intérieur a engagé une procédure de dissolution contre deux associations identitaires d'ultra-droite, dont le Bloc Montpelliérain, confirmée par une source proche du dossier et évoquée par Europe 1. Ce groupuscule, actif principalement sur les réseaux sociaux, est composé d'environ une vingtaine d'individus se définissant comme nationalistes, identitaires et patriotes. Son leader présumé serait un Gardois résidant près d'Uzès.
Un mouvement radical et violent
Se présentant comme un mouvement politique et communautaire, le Bloc Montpelliérain participe à des manifestations, colle des affiches nationalistes et organise des camps d'entraînement sportif dans l'arrière-pays héraultais. Selon la source proche du dossier, il s'agit du mouvement d'extrême-droite le plus radical de Montpellier, potentiellement assez violent. Le site StreetPress les accuse d'utiliser une iconographie reprenant un char allemand nazi avec le slogan Montpellier c'est l'Allemagne.
Soupçons d'agressions et d'actes violents
Issu des rangs de la Jeunesse Saint-Roch, de South Face Montpellier ou d'anciens de la Ligue du Midi, ce groupuscule est sous surveillance des autorités depuis plusieurs mois. Il est notamment soupçonné d'actes violents lors de la dernière feria d'Alès, fin mai 2025, où le bar le Prolé a été attaqué. Des parlementaires avaient déjà demandé la dissolution de ces identitaires, accusations qualifiées de mensongères par le Bloc dans un communiqué réfutant tout commando.
Le gouvernement les cible également suite à des agressions lors du festival des fanfares à Montpellier en juin 2024 et lors d'une série de saccages des locaux d'associations venant en aide aux migrants et étrangers. Le processus de dissolution est désormais engagé, et les responsables de l'association ont été avertis. Ils doivent présenter leur contradictoire avant que le ministère de l'Intérieur ne tranche définitivement.
Contexte et implications
Cette procédure s'inscrit dans un contexte plus large de vigilance accrue face aux groupuscules d'ultra-droite en France, avec des actions similaires envisagées contre d'autres associations comme Patria Albiges dans le Tarn. Les autorités cherchent à prévenir toute escalade de la violence et à protéger l'ordre public, tout en respectant les procédures légales de dissolution.
Les membres du Bloc Montpelliérain, bien que peu nombreux, représentent une menace significative selon les rapports de sécurité, en raison de leur radicalisation et de leur capacité à mobiliser via les réseaux sociaux. Cette affaire soulève également des questions sur l'efficacité des mesures de dissolution pour contrer l'extrémisme violent.



