François Asselineau renvoyé en procès pour agressions et harcèlement sexuels
Asselineau renvoyé en procès pour agressions sexuelles

Le fondateur et président de l'Union populaire républicaine (UPR), François Asselineau, a été renvoyé en procès devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits d'agressions et de harcèlement sexuels, a-t-on appris ce mardi 19 mai 2026. Cette décision fait suite à une enquête ouverte après le dépôt de plaintes de trois femmes, dont deux anciennes collaboratrices du parti.

Des accusations graves

Les faits reprochés à François Asselineau, âgé de 68 ans, se seraient déroulés entre 2017 et 2023. Selon les plaintes, le dirigeant politique aurait imposé des baisers forcés, des attouchements et des propos à connotation sexuelle à ses victimes, dans le cadre professionnel. L'une des plaignantes, qui a travaillé au sein de l'UPR, décrit une relation de pouvoir où elle se sentait contrainte de subir ces agissements pour conserver son poste.

Une enquête minutieuse

L'enquête, menée par la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a duré près de deux ans. Les investigations ont inclus des auditions de témoins, des analyses de messages électroniques et des confrontations. Les éléments recueillis ont conduit le parquet à requérir un renvoi en correctionnelle, estimant que les charges étaient suffisantes pour justifier un procès.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La défense de François Asselineau

François Asselineau, par la voix de son avocat, Me Jean-Baptiste Jamin, conteste fermement les accusations. Il dénonce une "instrumentalisation judiciaire à des fins politiques" et affirme que les relations dénoncées étaient consenties. "Mon client n'a jamais eu de comportement répréhensible. Ces accusations sont infondées et visent à nuire à sa réputation et à son engagement politique", a déclaré l'avocat.

Un contexte politique tendu

Cette affaire intervient dans un climat politique déjà chargé pour l'UPR, parti souverainiste qui prône la sortie de la France de l'Union européenne. François Asselineau, candidat à plusieurs élections présidentielles, voit son image écornée par ces révélations. Certains observateurs estiment que ce procès pourrait affaiblir davantage le parti, déjà en perte de vitesse électorale.

Les réactions des parties civiles

Les avocates des trois plaignantes, Mes Julia Minkowski et Ariane Fornari, se sont réjouies de la décision de renvoi. "C'est une étape importante pour nos clientes, qui ont eu le courage de parler. Elles attendent désormais que la vérité soit dite lors du procès", ont-elles indiqué dans un communiqué commun. L'une des plaignantes, qui a souhaité rester anonyme, a confié à l'AFP "espérer que ce procès permettra de faire avancer la cause des femmes victimes de violences sexuelles en politique".

Un procès à venir

Le tribunal correctionnel de Paris n'a pas encore fixé la date du procès, qui devrait se tenir dans les prochains mois. François Asselineau encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende pour les faits d'agression sexuelle, et jusqu'à trois ans de prison et 45 000 euros d'amende pour le harcèlement sexuel. En attendant, il reste présumé innocent.

Cette affaire s'inscrit dans une série de procès récents impliquant des personnalités politiques françaises pour des faits de violences sexuelles, reflétant une prise de conscience sociétale et une libération de la parole des victimes.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale