François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), sera finalement jugé pour des faits de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle. Après avoir bénéficié d'un non-lieu fin 2024, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a ordonné son renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris, suite à l'appel du parquet.
Les faits reprochés
L'homme politique est accusé de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle sur un collaborateur, ainsi que de tentative d'agression sexuelle sur un autre. Les faits remontent à 2018 et 2019. Deux anciens salariés de l'UPR avaient déposé plainte en 2020, l'un à Paris, l'autre dans l'Allier. Une enquête préliminaire avait été ouverte le 15 mai 2020 après la première plainte, puis une seconde le 25 juin 2020 pour des faits similaires.
Les déclarations de l'accusé
François Asselineau a nié toute agression sexuelle, mais a admis avoir été insistant, parlant d'« amour réciproque ». Il aurait également reconnu avoir écrit des lettres pré-rédigées pour ses victimes, dans lesquelles elles revenaient sur leurs accusations. Il qualifie les accusations de « calomnies ».
Réactions au sein de l'UPR
Au printemps 2020, des cadres du mouvement avaient réclamé sa démission, évoquant des « relations particulières et plus qu'insistantes » avec des salariés, source de « graves souffrances psychologiques ». N'ayant pas réussi à le faire partir, ils avaient demandé qu'il se mette en retrait pendant les procédures judiciaires.
Carrière politique
François Asselineau, connu pour ses discours complotistes, a fondé l'UPR en 2007 et a été réélu à sa tête en 2020 et 2023. Partisan d'une sortie de la France de l'UE, de l'euro et de l'Otan, il avait obtenu 0,92 % des voix à la présidentielle de 2017. En 2022, il n'a pas obtenu suffisamment de parrainages. Il a annoncé en mars 2025 son intention de se présenter à l'élection de 2027.



