Arrestation de deux hommes pour viols aggravés en Lot-et-Garonne après une opération de gendarmerie d'ampleur
Un dispositif de gendarmerie conséquent a été déployé mardi 10 février afin d'appréhender deux hommes âgés de 31 et 45 ans, suspectés d'être impliqués dans une affaire criminelle de viols aggravés et susceptibles de détenir des armes. Cette intervention a mobilisé pas moins de 35 militaires, illustrant la gravité des faits reprochés.
Une plainte déposée en décembre révèle des viols répétés
Dans sa plainte déposée en décembre dernier, une femme a rapporté aux enquêteurs de la gendarmerie avoir été victime de viols dans des circonstances particulièrement traumatisantes. Hébergée chez une connaissance après une rupture, la plaignante aurait subi, à plusieurs reprises, des relations sexuelles imposées par son hôte sur une période s'étalant sur plusieurs mois.
En novembre, lors d'une soirée organisée au domicile de cet hôte, un de ses amis l'aurait attirée dans une pièce isolée et, sous la menace d'une arme à feu, l'aurait violée à son tour. Les faits décrits dans la plainte ont immédiatement alerté les autorités judiciaires.
Une opération d'envergure mobilisant 35 militaires
L'identification des deux suspects et l'exploitation d'un téléphone saisi lors d'une précédente affaire ont permis la mise en place d'un dispositif d'ampleur. Le mardi 10 février, les forces de l'ordre sont intervenues de manière coordonnée.
L'opération a impliqué la brigade de recherches d'Agen, les communautés de brigades de Casteljaloux et Laplume, ainsi que les pelotons de surveillance et d'intervention de Tonneins et d'Agen. Un chien spécialiste en détection d'armes a également été déployé, aux côtés de l'unité du peloton spécialisé de protection de Blaye, requise en raison de la dangerosité potentielle de l'un des individus.
Interpellations et saisies d'armes
L'hôte de la plaignante, âgé de 45 ans, a été interpellé à Galapian. Le second individu, de 31 ans et résidant habituellement à Tonneins, a pu être appréhendé sur son lieu de travail, un chantier situé dans le département de la Dordogne. Les deux hommes ont immédiatement été placés en garde à vue.
Une information judiciaire a été ouverte pour viols aggravés, notamment sous la menace d'une arme à feu, menace de mort et atteinte à la vie privée par captation d'images, la scène d'agression ayant apparemment été filmée. À l'issue de leur défèrement, les deux suspects ont été mis en examen avant d'être écroués, conformément aux réquisitions du parquet.
Au cours des perquisitions menées par les enquêteurs, une carabine, une glissière d'arme de poing et un chargeur ont été saisis. Ces éléments matériels pourraient s'avérer cruciaux pour l'instruction en cours.
Une affaire désormais entre les mains de la justice
Ce dossier complexe est à présent entre les mains d'un juge d'instruction agenais qui poursuivra les investigations sous commission rogatoire. Les charges retenues contre les deux hommes sont particulièrement lourdes, et la procédure judiciaire devrait se prolonger pour établir l'ensemble des faits.
L'ampleur de l'opération policière et la nature des accusations soulignent la détermination des autorités à lutter contre les violences sexuelles les plus graves, tout en assurant la sécurité des interventions face à des individus potentiellement armés.