Edwige Alessandri : une affaire criminelle relancée par une contre-enquête journalistique
Edwige Alessandri, âgée de 67 ans, a été déclarée coupable du meurtre de son mari, survenu en juillet 2000. Cependant, elle n'a jamais cessé de clamer son innocence, soutenant que le crime était l'œuvre de cambrioleurs. Cette affaire, qui semblait close, refait surface avec la publication du livre Les Deux Mégots par le journaliste Geoffrey Le Guilcher.
Un livre qui remet en cause la condamnation
Sorti le 6 février, cet ouvrage de 496 pages, publié aux éditions Goutte d'or et vendu 22,90 euros, replace ce vieux fait divers sous les projecteurs médiatiques. Geoffrey Le Guilcher y dévoile des révélations sur ce dossier peu commun, analyse minutieusement les nombreux ratés de l'enquête et dénonce une potentielle erreur judiciaire. Dans son livre, il affirme : « Si la justice s'est montrée jusqu'ici incapable de reconnaître son innocence, ce livre compte l'aider à revisiter sa décision. »
Une procédure judiciaire complexe en cours
Edwige Alessandri a été condamnée à trois reprises pour ce crime, en 2006 et en 2009. Aujourd'hui, son avocat, Me Damien Brossier, prépare une requête auprès de la Cour de révision et de réexamen, qui devrait être déposée « la première semaine de mars ». Cette instance, composée de magistrats de la Cour de cassation, est la seule habilitée à permettre un revirement judiciaire. Toutefois, la demande doit d'abord passer le « filtre » de la commission d'instruction des demandes en révision, une étape qui s'annonce ardue.
Les enjeux de cette affaire pour la justice
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la fiabilité des enquêtes judiciaires et les mécanismes de révision des condamnations. La persévérance d'Edwige Alessandri et le travail journalistique de Geoffrey Le Guilcher mettent en lumière les défis auxquels font face les personnes soupçonnées d'erreurs judiciaires. L'issue de cette procédure pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception publique du système judiciaire français.
Le 20 février 2026, à Aix-en-Provence dans les Bouches-du-Rhône, cette déclaration d'innocence continue de résonner, rappelant que certaines affaires criminelles méritent d'être réexaminées à la lumière de nouvelles preuves et analyses.



