Affaire Mohamed Gabsi : la famille réclame une requalification des faits devant la cour d'appel
Affaire Mohamed Gabsi : requalification des faits demandée

Affaire Mohamed Gabsi : une audience cruciale pour la requalification des faits

Ce jeudi 12 mars, une audience de près de trois heures s'est tenue devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Montpellier. La famille de Mohamed Gabsi, un Biterrois décédé en avril 2020 suite à son interpellation par des policiers municipaux, a demandé une requalification plus grave des faits. Actuellement, un seul policier est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire, selon la décision du juge d'instruction rendue le 7 mai.

Les revendications de la famille et des soutiens

Devant la cour d'appel, des manifestants ont brandi une banderole réclamant "Justice pour Mohamed". Jean-Philippe Turpin, membre du comité Justice pour Mohamed, a expliqué : "On est là pour dénoncer la lenteur de la justice et dire que ce qu'a subi Mohamed, ça relève de la cour d'assises, pas du tribunal correctionnel." Les avocats de la famille, Me Jean-Marc Darrigade et Me Mickaël D'Alimonte, ont argumenté pendant plus de trois heures à huis clos. Ils ont souligné des éléments comme les traces sur le corps de la victime et l'absence de raison légale pour l'interpellation, insistant sur le fait que Mohamed Gabsi marchait normalement avant l'incident.

Les arguments de la défense

La défense, représentée par Me Luc Abratkiewicz et Me Florian Medico, a déploré ce qu'elle qualifie de "lynchage de la justice biterroise". Ils ont défendu les policiers, affirmant qu'ils ont toujours respecté le cadre légal et regretté les circonstances. Me Abratkiewicz a également mis en avant l'état médical de Mohamed Gabsi, rappelant ses pathologies psychiatriques et cardiologiques, ainsi qu'une dose létale de cocaïne selon l'autopsie, suggérant que ces facteurs, et non l'interpellation, ont causé le décès.

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Réactions émotionnelles et attentes

Houda, la sœur de Mohamed Gabsi, a exprimé sa satisfaction quant aux plaidoiries des avocats, tout en étant profondément touchée par les débats. "Je crois viscéralement à ce que les faits seront requalifiés, je l'espère de tout mon cœur", a-t-elle déclaré. La décision de la chambre d'instruction a été mise en délibéré et sera rendue le 7 mai prochain, laissant la famille et les parties dans l'attente d'une issue judiciaire.

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