L'affaire judiciaire entre Rémi Duprat et Jérémie Bespéa trouve son épilogue à Agen
La cour d'appel d'Agen a rendu sa décision le jeudi 26 février, mettant un terme à une procédure judiciaire qui opposait l'élu d'opposition tonneinquais Jérémie Bespéa à Rémi Duprat, ancien candidat du Rassemblement National. La chambre correctionnelle des appels du tribunal d'Agen a confirmé la nullité de la procédure, une décision initialement prise en première instance par le tribunal judiciaire le vendredi 6 juin.
Un litige tranché sur la forme et non sur le fond
La cour a délibéré que « la qualification précise applicable aux faits n'est pas énoncée formellement » par le conseiller municipal, représenté par Me Laurent Bruneau. Ainsi, le litige n'a pas été jugé sur le fond, mais uniquement sur un vice de forme. Ce défaut procédural donne son épilogue à l'affaire lancée en janvier 2025, sans que les accusations de diffamation n'aient été examinées substantiellement.
Les origines de l'affaire et les réactions des parties
L'affaire trouve son origine dans une publication sur Facebook en 2024, qui a conduit Jérémie Bespéa à engager des poursuites pour diffamation publique contre Rémi Duprat. Ancien candidat aux municipales sous la bannière du Rassemblement National, Rémi Duprat est connu comme un commentateur acerbe de la vie politique de Tonneins. Après la décision de la cour, il a déclaré ce mercredi 11 mars à Sud Ouest : « Je ne regrette pas mes propos et je vais continuer à lui taper dessus », en référence au candidat à la mairie de Tonneins.
Fort de cette victoire procédurale, Rémi Duprat, avec l'accord de son conseil Me Bossut, envisage désormais « de demander des dommages et intérêts » à la partie adverse. Cette perspective ouvre un nouveau chapitre potentiel dans ce conflit qui a animé la scène politique locale.
Les implications pour la vie politique tonneinquaise
Cette affaire illustre les tensions politiques à Tonneins, où les échanges sur les réseaux sociaux peuvent rapidement déboucher sur des contentieux judiciaires. La décision de la cour d'appel d'Agen souligne l'importance des formalités procédurales dans les poursuites pour diffamation, rappelant que même des accusations graves peuvent être écartées sur la base de vices de forme. Les archives de l'affaire, conservées sous la référence A. G., témoignent de l'intensité de ce différend qui a captivé l'attention des observateurs locaux.



