Un élu de l'Hérault accusé de propos sexistes dans un collège
Brice Bonnefoux, conseiller départemental de l'Hérault et adjoint au maire de La Grande-Motte, se retrouve au cœur d'une polémique après avoir été accusé d'avoir tenu des propos sexistes à l'encontre d'une salariée du collège d'Alzon, situé au Grau-du-Roi. L'incident, survenu le 18 septembre dernier, a conduit la collaboratrice de l'établissement à déposer une main courante à la gendarmerie locale.
Les faits et les réactions institutionnelles
Lors de cet événement, Brice Bonnefoux était présent au collège d'Alzon pour chercher son fils, élève dans cet établissement. Selon plusieurs témoins, dont des élèves, l'élu aurait prononcé des mots jugés inappropriés et sexistes envers une employée. La direction du groupe d'Alzon a confirmé l'incident et informé le rectorat de la situation.
L'académie de Montpellier, par l'intermédiaire de son service communication, a précisé que la situation avait été portée à la connaissance des services départementaux du Gard plusieurs semaines après les faits. Le directeur académique s'est entretenu avec la direction du collège le 4 novembre pour engager un accompagnement adapté. Il a été conseillé à l'établissement de déposer plainte et d'établir un "fait établissement". L'équipe mobile académique de sécurité a été alertée et reste attentive à l'évolution de la situation. Jusqu'à présent, le collège d'Alzon n'a pas souhaité porter plainte.
La défense de Brice Bonnefoux et les accusations de vengeance
Face à ces accusations, Brice Bonnefoux crie à la "vengeance politique". L'élu affirme que cette affaire serait une opération orchestrée par la direction de l'établissement pour régler des comptes datant de l'année dernière. Il évoque notamment le cas d'un directeur d'école primaire du même groupe qui avait été relevé de ses fonctions à la suite de signalements, et pour lequel il avait pris fait et cause.
Brice Bonnefoux pointe du doigt Yvan Lachaud, directeur du groupe d'Alzon, conseiller municipal de Nîmes et délégué gardois du parti Horizons d'Edouard Philippe. Selon lui, l'objectif de M. Lachaud serait de le "démonter" et de le démettre de ses fonctions de délégué sur La Grande-Motte. Yvan Lachaud a toutefois démenti ces allégations, affirmant ne pas connaître M. Bonnefoux et précisant que c'est le directeur du collège du Grau-du-Roi qui a traité ce dossier.
Les réactions politiques et la suite de l'affaire
Stéphan Rossignol, le maire de La Grande-Motte, a déclaré avoir été informé de l'incident mais a refusé de commenter, estimant qu'il s'agissait d'une affaire privée ne relevant pas du territoire de sa commune. Brice Bonnefoux, de son côté, attend le rapport du Service départemental des informations préoccupantes (Sdip) de l'Hérault, qui devrait arriver sous peu. Il a également saisi son avocat, qualifiant cette affaire de "dénonciation calomnieuse".
La salariée du collège, sollicitée par la rédaction, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire. Cette situation met en lumière les tensions politiques locales et les enjeux de pouvoir dans le département de l'Hérault, tout en soulevant des questions sur le comportement des élus dans les établissements scolaires.



