Un procès pour agressions sexuelles sur mineures à Bergerac
Ce jeudi 5 mars, un Périgourdin de 34 ans comparaissait devant le tribunal judiciaire de Bergerac, accusé d'avoir commis des actes graves d'agression sexuelle et de corruption sur deux adolescentes mineures. Résidant dans un village du sud de la Dordogne, l'homme devait répondre de faits particulièrement troublants impliquant des jeunes filles vulnérables.
Des agressions qualifiées de viols potentiels
Le prévenu est principalement soupçonné d'avoir agressé sexuellement à deux reprises la fille de son ex-compagne, alors âgée de seulement 14 ans. La première agression remonte à août 2025, où il aurait profité du sommeil de l'adolescente pour l'enlacer et poser ses mains sur sa poitrine et son sexe. La présidente du tribunal a explicitement évoqué « des faits qui pourraient être qualifiés de viol », soulignant la gravité des actes reprochés.
En décembre de la même année, une seconde agression similaire se serait produite, toujours pendant le sommeil de la jeune fille. Face à la barre, l'individu a tenté de justifier ses gestes en les présentant comme une tentative de « protection » suite à un chagrin d'amour de l'adolescente, tout en exprimant des regrets.
Des conséquences dramatiques pour la victime
L'avocate de la jeune fille a détaillé l'impact dévastateur de ces agressions. La victime, qui considérait l'accusé « comme un papa », souffre désormais d'importantes angoisses nécessitant des soins psychologiques réguliers. Son état se caractérise par une forte instabilité émotionnelle qui l'empêche de suivre une scolarité normale, compromettant gravement son avenir et son développement.
Une seconde affaire de corruption de mineure découverte
Les enquêteurs ont découvert ces faits dans le cadre d'une autre investigation. En février 2024, le trentenaire avait établi un contact via Snapchat avec une autre adolescente de 14 ans originaire de la région parisienne. La mère de cette seconde victime avait surpris sur le téléphone de sa fille des conversations à caractère sexuel avec l'homme, qui a reconnu connaître l'âge de la jeune fille pendant ces échanges.
Un profil psychologique préoccupant
Depuis l'ouverture des enquêtes, l'accusé a reconnu les faits, expliquant avoir agi par « pulsion ». Un expert psychiatre mandaté par la justice a détecté chez lui une attirance spécifique pour les jeunes filles pubères, éclairant les motivations de ses actes. Son avocate a néanmoins souligné que son casier judiciaire était vierge, qu'il s'engageait dans une démarche de reconnaissance des faits et suivait déjà une psychothérapie.
Une condamnation sévère avec obligation de soins
Le tribunal a rendu un verdict sévère en condamnant l'homme à trente mois de prison ferme, non aménageables. La peine s'accompagne de mesures strictes :
- Interdiction absolue d'entrer en contact avec les deux victimes
- Interdiction de tout contact avec toute fille mineure
- Obligation de suivre des soins psychologiques spécialisés
Malgré cette condamnation, le prévenu a immédiatement fait savoir son intention de faire appel, prolongeant ainsi le processus judiciaire. Cette affaire met en lumière les mécanismes de protection des mineurs et les défis posés par les agressions sexuelles au sein des familles recomposées.



