Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Guillaume Bucci à 25 ans de réclusion criminelle pour des actes de violence d'une extrême gravité commis à l'encontre de son ex-compagne, Laetitia R., sur une période de plus de sept ans. Les faits, qualifiés de viols, tortures et proxénétisme, ont choqué l'opinion publique et relancé le débat sur les violences faites aux femmes.
Un calvaire de sept ans
Selon l'accusation, Guillaume Bucci, âgé de 37 ans, a soumis Laetitia R. à un régime de terreur quotidienne dès le début de leur relation en 2015. Il l'a contrainte à se prostituer, l'a violée à de multiples reprises et lui a infligé des sévices corporels et psychologiques. La victime, âgée aujourd'hui de 34 ans, a témoigné lors du procès de l'enfer qu'elle a vécu, décrivant des scènes de violence inouïes, des menaces de mort et un contrôle absolu de ses moindres faits et gestes.
Des preuves accablantes
L'enquête, menée par la brigade de protection des mineurs et des familles, a permis de rassembler des éléments matériels solides : messages vocaux, photos, témoignages de proches et certificats médicaux. Les expertises psychiatriques ont décrit l'accusé comme un individu pervers narcissique, incapable d'empathie et animé par un besoin de domination totale. Le parquet avait requis une peine de 28 ans de réclusion, mais la cour a finalement prononcé 25 ans, assortis d'une période de sûreté des deux tiers.
Un verdict salué par les associations
Les associations de défense des droits des femmes, présentes en nombre lors du procès, ont salué une décision exemplaire. « C'est un signal fort envoyé à tous les agresseurs : la justice sait punir ces crimes odieux », a déclaré la présidente de l'association « Femmes Solidaires ». Laetitia R., qui a assisté au verdict entourée de ses proches, a exprimé un soulagement teinté d'émotion. « Enfin, je peux tourner la page et commencer à reconstruire ma vie », a-t-elle confié à la sortie du tribunal.
Un appel à une meilleure protection des victimes
Ce procès met en lumière les failles du système de protection des victimes de violences conjugales. Malgré plusieurs signalements, Laetitia R. n'avait pas été prise au sérieux par les autorités. Les avocats de la partie civile ont plaidé pour une meilleure formation des policiers et des magistrats, ainsi que pour un renforcement des moyens alloués aux associations d'aide aux victimes. Le verdict de ce mercredi 23 mai 2026 pourrait faire jurisprudence et inciter les pouvoirs publics à agir.



