Montpellier : 25 ans de prison pour le meurtre d'Élias, un procès houleux
25 ans de prison pour le meurtre d'Élias à Montpellier

Un verdict lourd dans une affaire de meurtre à Montpellier

La cour d'assises de l'Hérault a rendu son verdict ce jeudi 26 février 2026 dans l'affaire du meurtre d'Élias Belhadj, survenu le 21 juin 2020 dans la cité Saint-Martin à Montpellier. Samir Fadili, âgé de 29 ans, a été condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour avoir tiré mortellement sur le jeune homme de 20 ans.

Un procès tumultueux et des parents dévastés

Le procès a été particulièrement houleux, émaillé d'incidents entre le président de la cour et les avocats de la défense. Les parents d'Élias ont exprimé leur douleur lors des audiences. "On ne fait pas le deuil d'un enfant, on vit avec. J'ai une colère et une tristesse qui me pourrissent la vie", a déclaré le père. La mère a ajouté : "Je suis croyante, mais pardonner à cet individu, je ne le pourrais pas".

La version de l'accusé et sa fuite

Samir Fadili a expliqué avoir agi pour protéger son père, qu'il pensait en danger vers 3 heures du matin dans ce quartier sensible. "Moi, je ressens que mon père est en danger et je n'ai pas d'autre solution. J'ai quoi d'autre ? Il est 3 h du matin, je tire en l'air et personne ne part. Mais je n'ai jamais voulu tuer", a-t-il insisté. Pourtant, après les faits, l'accusé a pris la fuite aux Pays-Bas puis en Belgique, où il a été arrêté un an et demi plus tard.

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L'accusation parle d'exécution

L'avocat général George Gutierrez a qualifié les faits d'exécution plutôt que de simple meurtre. "Ce que vous avez à juger ce soir, ce n'est pas un meurtre, mais une exécution", a-t-il tonné. Il a décrit une scène où Élias était à terre lorsque Samir Fadili lui a tiré dessus, réclamant initialement trente ans de réclusion criminelle.

Une défense en rupture

Le procès a été marqué par le refus des avocats de la défense de plaider. Me Saïd Harir a déclaré : "Je ne prendrai pas la parole", expliquant que les droits de la défense n'étaient pas respectés. Il est resté dans la salle sans intervenir pendant le reste des débats. Me Guillaume Fort a quant à lui quitté sa robe.

Un verdict et un appel annoncé

Après deux heures de délibéré, la cour a rejeté toutes les demandes de la défense et a condamné Samir Fadili à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Me Harir a annoncé son intention de faire appel de cette décision, laissant présager un second procès qui, espère-t-on, sera plus serein que le premier.

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