Harcèlement obsessionnel : 10 mois ferme pour un homme qui traquait son ex sur Vinted et au gré de ses déménagements
10 mois ferme pour harcèlement : il traquait son ex sur Vinted

Une liaison brève transformée en cauchemar de deux ans

Le tribunal correctionnel de Grasse a rendu son verdict ce vendredi dans une affaire de harcèlement sexuel particulièrement intrusive. Un homme de 29 ans a été condamné à 10 mois d'emprisonnement ferme pour avoir traqué pendant deux ans son ex-compagne, avec qui il n'avait eu qu'une brève liaison estivale de deux semaines à Valbonne en 2024.

Un harcèlement qui s'intensifie après la rupture

Dès que la jeune femme a mis fin à leur relation, le prévenu a « pété un câble », selon les termes de la victime. Les menaces et insultes ont commencé à pleuvoir sur les réseaux sociaux, particulièrement sur la page Facebook du prévenu qu'il a remplie de messages orduriers. La victime, effrayée, a déposé plainte auprès des gendarmes, mais cela n'a pas arrêté le harcèlement.

Une traque méthodique à travers la France

« Il est partout où je vais, même si je ne l'invite pas », a témoigné la victime. Le prévenu a déployé des méthodes systématiques pour la traquer :

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  • Diffusion du numéro de téléphone de la victime sur des sites d'annonces immobilières
  • Apparition sur le campus universitaire de Nancy où elle étudiait
  • Publication de photos de ses proches
  • Création d'un faux profil sur Vinted pour commenter ses tenues vestimentaires

Un prévenu déjà condamné pour des faits similaires

Le tribunal a relevé que l'homme était coutumier de ce type de comportements. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires lors de relations précédentes, comme l'ont confirmé les tribunaux de Tours et Nancy qui avaient déjà eu à juger certains aspects de cette affaire.

Les plaidoiries révélatrices

La procureure Émilie Taligault a souligné la gravité des faits : « En réalité, il va se déplacer et harceler sa victime dans plusieurs départements : la chasser et la traquer. Cette dame a bien dû se sentir comme une proie ». Elle a requis les 10 mois d'emprisonnement ferme finalement prononcés.

L'avocat de la défense, Maître Sabrina Zakraoui, a plaidé pour une approche thérapeutique : « Je ne suis pas sûre qu'une peine d'enfermement aide mon client. C'est dans le volet du soin qu'il faut s'inscrire ».

Une condamnation assortie d'interdictions

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et a prononcé une peine de 10 mois d'emprisonnement ferme. Il a également interdit au condamné d'entrer en contact avec la victime pendant trois ans, une mesure de protection jugée essentielle par la cour.

L'avocat de la partie civile, Maître Yan-Erick Fajon, a exprimé des doutes sur la sincérité des remords du prévenu : « Ce dernier a fait de la vie de F un enfer ces deux dernières années. Je m'interroge sur la véracité de ses remords ».

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