Un "VRP des stupéfiants" condamné dans le Gard pour un trafic de drogue villageois
VRP des stupéfiants condamné pour trafic de drogue dans le Gard

Un trafic de cannabis démantelé dans le Gard

Un jeune homme de 19 ans, originaire d'Allègre-les-Fumades, a été jugé en comparution immédiate au tribunal d'Alès, dans le Gard, le jeudi 26 mars. Il était accusé de trafic de stupéfiants, qualifié d'"affaire de trafic de stups de village" par son avocat. L'audience a révélé des tensions entre la défense et le parquet, avec des réquisitions sévères et une plaidoirie émouvante.

Les aveux difficiles d'un dealer présumé

Lors de l'audience, le président Simon Lanes a mis du temps à obtenir des aveux du prévenu. Initialement, le jeune homme affirmait que son activité de deal avait commencé "dans la semaine" précédant son arrestation, le 24 mars. Finalement, il a concédé qu'il dealait "depuis trois mois". Avec un comparse condamné à 10 mois de prison, dont la moitié avec sursis probatoire, il fournissait en cannabis des résidents du nord de l'agglomération alésienne, jusqu'à Saint-Ambroix.

Le parquet requiert une peine ferme

Quentin Larroque, le substitut du procureur, a qualifié l'accusé de "VRP des stupéfiants", soulignant son "rôle pivot" dans ce trafic. Ironisant sur la version du jeune homme, il a requis deux ans d'emprisonnement, dont un avec sursis probatoire, un maintien en détention et une amende de 3 000 €. Le parquet a insisté sur la gravité des faits, malgré les minimisations de la défense.

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La défense plaide pour la clémence

Me Guillaume Garcia, l'avocat de la défense, a réagi avec véhémence aux réquisitions, les qualifiant de "violentes". Il a minimisé l'affaire, la décrivant comme un trafic de village sans dimension industrielle, inférieur à celui d'un "jobeur". S'adressant aux juges, il a lancé : "Ne vous trompez pas dans la dramaturgie de ce dossier !" Il a plaidé pour un sursis probatoire, arguant du casier judiciaire vierge du jeune homme depuis sa majorité.

Une sentence finalement atténuée

La plaidoirie de Me Garcia a porté ses fruits. Le tribunal a condamné le jeune homme à huit mois de prison avec sursis probatoire. Il devra réaliser 140 heures de travail d'intérêt général et payer une amende de 1 000 €. Libéré, il a pu retourner chez sa mère, présente à l'audience et inquiète depuis le début de l'après-midi. Cette décision marque un dénouement moins sévère que les réquisitions du parquet, soulignant l'impact de la défense dans ce dossier judiciaire.

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