Un voleur de vélos et trottinettes condamné à deux ans de prison à Alès
Voleur de deux-roues condamné à deux ans de prison à Alès

Un voleur professionnel de deux-roues jugé à Alès

Le tribunal correctionnel d'Alès a rendu son verdict jeudi 26 mars 2026 dans une affaire de vols en série de deux-roues qui a secoué la capitale des Cévennes. Un Algérien de 29 ans, en situation irrégulière sur le territoire français et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire (OQTF), a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir dérobé 13 vélos, souvent électriques, quatre trottinettes électriques et un scooter entre mai et décembre de l'année précédente.

Une "montagne de faits" selon le parquet

"Vous avez à juger une montagne de faits. Tellement de faits qu'il avait fait du vol une profession, un mode de vie", a déclaré Quentin Larroque, le substitut du procureur de la République, lors de son réquisitoire. Le magistrat a souligné que les infractions commises par le prévenu "causent du tort au corps social, qui amènent à se méfier les uns des autres".

Le voleur opérait principalement sur les parkings de grandes surfaces, devant des fast-foods, la Mission locale jeunes et divers lieux publics d'Alès. Pas moins de dix-huit victimes se sont constituées parties civiles dans cette affaire, témoignant de l'ampleur des préjudices subis.

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Un prévenu dans le déni total

Tout au long de l'audience, le prévenu est resté enfermé dans un déni complet des faits qui lui étaient reprochés. Aux questions des magistrats, il répondait systématiquement par "non" ou "je ne sais pas". Même lorsque le président du tribunal Simon Lanes lui tendait des perches pour l'amener à reconnaître certains éléments, l'homme maintenait sa version.

"Oui, j'ai volé une seule fois, en janvier 2025. Mais pas ici. À Montpellier !", a-t-il finalement concédé, tout en niant les multiples vols qui lui étaient imputés à Alès.

Des preuves accablantes

Le dossier d'instruction contenait pourtant des éléments solides :

  • Des images de vidéoprotection montrant le voleur en action
  • Une identification formelle par les forces de l'ordre
  • Une perquisition chez un "cousin" du prévenu au Prés Saint-Jean où ont été retrouvés des effets vestimentaires correspondants
  • L'exploitation probante de son téléphone portable

Le substitut Larroque a rappelé que l'homme avait déjà été condamné à deux reprises pour des vols similaires et qu'il "se moque des lois et de la Justice". Le prévenu avait fait l'objet d'un mandat de recherche avant d'être interpellé le 17 février lors d'un contrôle routier alors qu'il conduisait sans permis.

Une défense qui conteste les preuves

Me Karim Derbal, l'avocat de la défense, a plaidé l'insuffisance des éléments à charge. "Qu'est-ce que vous avez finalement contre ce 'ce n'est pas moi' ? Une casquette et une vague ressemblance physique", a-t-il argumenté devant le tribunal.

L'avocat a souligné que les effets vestimentaires avaient été retrouvés chez une tierce personne, aujourd'hui recherchée par la police. Pour Me Derbal, il n'y avait "pas les éléments pour entrer en voie de condamnation sur la liste interminable des faits qui sont présentés par le parquet".

Le tribunal suit les réquisitions du parquet

Malgré les arguments de la défense, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. En plus des deux ans de prison ferme, le voleur a été condamné à :

  1. Un maintien en détention
  2. La révocation d'une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis prononcée précédemment
  3. Une interdiction définitive du territoire français

Le prévenu, qui était placé en détention provisoire depuis plus d'un mois et n'avait jamais été incarcéré auparavant, purge désormais sa peine pour ces vols en série qui ont profondément affecté la communauté alésienne.

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