Trois jeunes hommes ont été condamnés ce mercredi 26 août par le tribunal correctionnel de Toulon pour avoir dérobé la valise d'une touriste américaine dans un train reliant Marseille à Nice. Le butin, d'une valeur considérable, comprenait notamment un sac Hermès estimé à 50 000 euros, une montre Chanel d'une valeur de 8 000 euros, de nombreux bijoux et une importante somme d'argent liquide.
Un vol audacieux dans un train Marseille-Nice
Les faits se sont déroulés lundi 24 août en fin de matinée. Les trois suspects, qui voyageaient à bord du train, ont repéré leur cible : une touriste américaine. « Elle était plutôt classe et bien habillée », ont-ils expliqué aux enquêteurs. Ils ont profité d'un arrêt en gare de Toulon pour dérober la valise grise métallique de la victime, qui ne s'est aperçue de rien, avant de descendre du train et de prendre un bus en direction du quartier La Rode.
Les trois hommes n'avaient cependant pas remarqué la présence de policiers à bord du train, qui avaient relevé « leurs comportements suspects ». Les forces de l'ordre ont suivi les suspects jusqu'à La Rode, où leurs doutes se sont confirmés lorsqu'ils ont vu l'un d'eux, muni d'un parpaing, tenter de casser la valise, tandis que les deux autres restaient en retrait.
Une interpellation mouvementée et un butin de luxe
Lors de l'intervention de la police, l'un des suspects a tenté de prendre la fuite mais a été rapidement rattrapé. Un autre a assuré que la valise lui appartenait et qu'il venait lui-même d'être victime d'un vol, mais il s'est avéré être complice. La véritable victime, la touriste américaine, a déposé plainte à son arrivée à Nice en se rendant compte que son bagage avait disparu.
La valise contenait des effets de luxe : un sac Hermès de 50 000 euros, une montre Chanel estimée à 8 000 euros, des bijoux et une importante somme en liquide. « Heureusement que les policiers effectuaient une surveillance dans le train », a souligné le parquet.
Des peines contrastées pour les trois prévenus
À la barre, les prévenus ont tenté de se rejeter la faute mutuellement. « Je suivais mon copain, sans savoir que la valise qu'il avait était volée. Pour moi, c'était la sienne », a assuré l'un d'eux. En défense, Mes Philippe Comani et Aurélie Dambrine ont plaidé le « manque de preuves pouvant établir une concertation entre les trois hommes », appelant le tribunal à « relativiser » : « Deux d'entre eux ont des casiers judiciaires vierges. »
La victime, repartie aux États-Unis sans se constituer partie civile après avoir récupéré ses effets personnels, n'était pas présente à l'audience. Cette absence n'a pas influé sur la décision : deux prévenus ont été condamnés à un an de prison avec sursis, tandis que le troisième, en récidive légale, a écopé de huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt.



