Vol de vaisselle à l'Élysée : jusqu'à huit mois de prison ferme requis
Vol de vaisselle à l'Élysée : peines sévères requises

Vol de vaisselle à l'Élysée : des peines sévères requises par le parquet

Des peines allant jusqu'à huit mois de prison ferme, à purger sous bracelet électronique, ont été requises jeudi par le parquet de Paris contre trois hommes jugés pour le vol et le recel d'une centaine de pièces de vaisselle au préjudice du Palais de l'Élysée entre 2023 et 2025. Cette affaire, qui a éclaté en 2025, implique des objets de valeur estimée à 377 370 euros par la manufacture nationale de Sèvres.

Les réquisitions détaillées contre les accusés

Devant le tribunal correctionnel de Paris, le parquet a réclamé contre l'ancien argentier de la présidence, Thomas M., deux ans d'emprisonnement, dont seize mois assortis du sursis, et 10 000 euros d'amende. À l'encontre de son compagnon, Damien G., la procureure a demandé deux ans de prison, dont dix-huit mois avec sursis, et 10 000 euros d'amende. Enfin, une peine de deux ans de prison, dont vingt mois avec sursis, et 10 000 euros d'amende a été requise contre le principal acheteur, Ghislain M.

L'enquête et les aveux du principal accusé

L'affaire a été découverte lorsque la manufacture nationale de Sèvres a détecté la vente d'assiettes de l'Élysée sur des sites d'enchères. L'intendant de la présidence, constatant la disparition de pièces d'argenterie et d'œuvres signées Poliakoff ou Alechinsky, a déposé plainte. Les investigations ont rapidement ciblé Thomas M., employé contractuel au service de l'argenterie depuis 2020. Seul agent à avoir un accès direct aux clés de l'entrepôt, il aurait profité de l'absence de fouilles du personnel.

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À la barre, Thomas M. a reconnu avoir soustrait frauduleusement une centaine de pièces. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé des biens volés dans son casier et son véhicule. Il a expliqué avoir d'abord dérobé ces objets pour leur beauté, avant de s'inscrire dans une logique de revente pour éponger de lourdes dettes, justifiant ses actes par une grande précarité financière : « J'ai pas pu remplir la cuve de gaz ». La défense a contesté la valeur du préjudice, la qualifiant d'absurde.

Cette affaire met en lumière des failles de sécurité au sein du Palais de l'Élysée et soulève des questions sur la gestion des biens publics. Les verdicts sont attendus prochainement, avec des conséquences potentielles pour la réputation de l'institution présidentielle.

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