Viol d'un bébé de 22 mois filmé : l'avocate générale réclame 20 ans de réclusion criminelle
Viol d'un bébé filmé : 20 ans de réclusion requis à Nîmes

Viol d'un bébé de 22 mois filmé : l'avocate générale réclame 20 ans de réclusion criminelle

L'ambiance est grave et lourde au tribunal de Nîmes, où se déroule le procès pour le viol d'une fillette de 22 mois, un crime qualifié d'"atrocité difficilement nommable" par l'avocate générale. Au deuxième et dernier jour d'audience, la magistrate a requis la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle contre Sofian C., 37 ans, accusé d'avoir commis ces actes en 2021 et de les avoir filmés avec son téléphone portable.

Un traumatisme suprême pour un bébé

Me Bargeton-Dyens, avocate de la partie civile représentant l'Agavip (association d'aide aux victimes d'infractions pénales), a expliqué à la cour criminelle que, malgré le très jeune âge de l'enfant, le cerveau a pu enregistrer le traumatisme face à un stress intense. "Vivre un viol même pour un bébé constitue un traumatisme suprême pour un enfant. Quel va être son avenir ?", s'est interrogée l'avocate, soulignant que les marques psychologiques et psychiatriques risquent d'être indélébiles.

Cinq heures d'abus sexuels et enregistrement vidéo

Les faits remontent à 2021, lorsque Sofian C. aurait abusé sexuellement de la fillette pendant près de cinq heures, selon l'accusation. Il est accusé de :

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  • Deux pénétrations et des actes de fellation
  • Avoir leurré l'enfant en s'enduisant le sexe de petit-suisse et de chocolat
  • Avoir filmé les viols avec son portable
  • Avoir envoyé les parents surveiller la porte d'un appartement sous un faux prétexte

L'accusé est également poursuivi pour détention d'images pédopornographiques, ayant reconnu avoir conservé les vidéos des viols.

Une personnalité à risque élevé de récidive

L'avocate générale, Charlotte Cerda, a insisté sur la dangerosité de l'accusé, pointant :

  1. Un cursus de délinquance incluant des condamnations pour violences conjugales et proxénétisme sur mineures (10 ans de prison ferme)
  2. Une "grande instabilité sur le plan familial" et un travail légal très limité
  3. Un risque de récidive élevé retenu par l'expert psychiatre

"Tous les voyants sont au rouge", a déclaré la magistrate, notant que l'accusé n'a donné aucune information pour identifier la victime durant l'enquête.

Les réquisitions complètes de l'avocate générale

Charlotte Cerda demande :

  • 20 ans de réclusion criminelle, la peine maximale
  • Un suivi socio-judiciaire de 20 ans, avec 7 ans de prison encourus en cas de non-respect
  • Une rétention de sûreté à l'issue de la peine, nécessitant une évaluation avant sa libération
  • Une interdiction définitive de contact avec les mineurs

Elle a souligné que "avoir une relation sexuelle avec un bébé paraît déconnecté de la réalité", s'inquiétant particulièrement de l'enregistrement et de la conservation des vidéos. La cour a suspendu l'audience vers 9h45, attendant la plaidoirie de la défense menée par Me Mathieu Monfort à partir de 10h04.

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