Un vice-procureur de Bobigny rétrogradé pour consommation de drogues de synthèse
Vice-procureur rétrogradé pour drogues de synthèse

Un vice-procureur de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, a été rétrogradé et déplacé d'office mardi 9 juin après avoir consommé des drogues de synthèse pendant cinq ans. Son identité n'a pas été révélée, mais les conclusions du Conseil supérieur de la magistrature sont tombées.

Une addiction aux drogues de synthèse

Le magistrat, chargé de la lutte contre les stupéfiants, consommait de la méthamphétamine, de la 3MMC et du GBL, notamment lors de séances de chemsex. Son addiction a débuté en 2019, année de sa prise de poste à la direction de la délinquance organisée, et a pris fin en 2024 après qu'il a été entendu comme témoin dans une enquête sur le trafic de stupéfiants.

Conséquences sur son travail

Sa consommation, une fois par semaine les week-ends avec des périodes de sevrage et de rechutes, a entraîné des retards, des réunions non honorées et des absences aux audiences. Cela a nui au fonctionnement du parquet et aux justiciables dont les procédures ont été négligées.

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Sanction disciplinaire

Le Conseil a estimé que le vice-procureur a manqué à ses devoirs de probité et d'honneur, porté atteinte à l'image de la justice et manqué à son devoir de loyauté en ne signalant pas son audition. Il a été rétrogradé et muté.

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