Vandalisme politique au Haillan : la permanence de Xavier Camps prise pour cible
La permanence électorale de Xavier Camps, candidat aux élections municipales de 2026 au Haillan, a été la cible d'actes de vandalisme ce week-end dans le centre-ville. Des portes et des vitres ont été détériorées, tandis que des tags recouvraient la façade, s'en prenant nommément au candidat tête de liste.
Une attaque dans la nuit
Les faits se seraient déroulés dans la nuit du samedi 28 février au dimanche 1er mars, ou peut-être au petit matin du dimanche, sur l'avenue Pasteur, un axe très passant. Les dégâts incluent des impacts sur une porte vitrée, suggérant l'utilisation de projectiles. La police nationale a été alertée et est intervenue le jour même pour constater les détériorations.
Symboles et inscriptions politiques
Les tags découverts présentent des symboles associés à des mouvements politiques, notamment le logo antifasciste des Trois Flèches et le A cerclé, emblème de l'anarchisme. L'acronyme ACAB, signifiant « tous les flics sont des bâtards », était également visible. Xavier Camps, candidat sans étiquette soutenu par le groupe Métropole commune(s), doit déposer plainte au commissariat d'Eysines mardi 3 mars en début d'après-midi.
Réactions et suspicions
Xavier Camps exprime des doutes sur les motivations derrière cet acte. « Je me garderais bien de porter des accusations sur l'extrême gauche qui n'a pas de raison de s'en prendre à nous. Nous n'avons pas d'ennemi déclaré. La ficelle est un peu grosse. Nous n'avons personne du RN dans notre liste », confie-t-il. Il déplore vivement ce vandalisme qui rend la permanence « inexploitable » et y voit une incitation à la haine à son égard.
Condamnations politiques
Andréa Kiss, maire du Haillan et candidate, a condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes « stupides » sur Facebook, soulignant qu'ils créent une ambiance délétère en période électorale. Éric Poulliat, autre tête de liste, a également condamné ces agissements, tout en ciblant La France insoumise, accusant l'extrême gauche de manquer de respect envers la démocratie.
Contexte électoral tendu
Dans la commune voisine d'Eysines, le candidat Arnaud Derumaux a déposé plainte lundi 2 mars car les affiches de sa liste sont systématiquement arrachées. Il précise que cela constitue une infraction passible d'amende et envisage de saisir le procureur de la République. Cet incident s'inscrit dans un climat de tension politique croissante, où les actes de vandalisme semblent se multiplier, menaçant l'expression démocratique lors des campagnes électorales.



