Ce samedi 20 juin à midi, au milieu des vignes du Patus, les chasseurs de la Diane vacquiéroise ont organisé une brasucade pour réunir propriétaires fonciers et élus autour d'un moment de convivialité et d'échange. Sous de vénérables chênes verts, une trentaine de personnes ont partagé un apéritif copieux préparé par Jacques et André Gimenez.
Un local menacé par la future station d'épuration
Le président de la société de chasse, Jean-Michel Artaud, a exposé le problème : la nouvelle station d'épuration du village doit être construite sur des terrains dont l'un abrite le local actuel des chasseurs, utilisé pour le dépeçage des sangliers. Ils disposent de moins de 12 mois pour trouver un local de remplacement.
« Puisqu'il nous est demandé de réduire drastiquement les populations qui causent de plus en plus de dégâts aux cultures et d'accidents routiers, s'il n'y a plus de chasseurs, il y aura plus de sangliers ! Est-ce cela que l'on veut ? », a résumé Jean-Michel Artaud.
Des arguments de poids
Marc Bacaresse, président de l'activité « gros gibier » des chasseurs de Vacquières et Sauteyragues, a souligné leur efficacité : « On devrait être davantage aidés et reconnus dans notre action même si, avec 150 bêtes tuées cette année sur 3 000 ha, nous avons un ratio très honorable. »
Jean-Benoit Cavalier du Château Lascaux a félicité la Diane pour son efficacité et a estimé qu'une solution pourrait être trouvée, peut-être avec le soutien de la communauté de communes.
Pistes de solutions
Le vigneron Maxence Panchau a suggéré de partager l'usage d'un local avec d'autres Dianes limitrophes. Paul Granier, du domaine de Fenouillet, a évoqué des aides financières, foncières ou matérielles possibles. Le maire Gérard Perez a proposé d'installer un module de type Algeco pour répondre au besoin.
La réflexion se poursuit pour trouver une solution d'ici le 1er juillet 2027, tout en s'attaquant aux causes de la surpopulation des sangliers plutôt qu'à ses effets coûteux.



