Dans un entretien téléphonique diffusé par Fox News et repéré par Le Figaro, le président américain Donald Trump a estimé que la loi islamique, la charia, « n'a[vait] pas sa place dans ce pays », en référence aux États-Unis. Interrogé sur la ville de New York, dont le maire Zohran Mamdani est musulman, il a cité Londres et Paris comme des exemples de villes où la charia serait « presque comme un deuxième mode de vie ».
Des propos qui suscitent une vive réaction à Paris
« Et vous avez effectivement des endroits où elle est présente, comme vous le savez. […] Vous allez à Londres, vous allez à Paris, c'est presque comme un deuxième mode de vie. C'est ridicule », a affirmé le président américain. Cette sortie a immédiatement provoqué une réponse du maire de Paris, Emmanuel Grégoire, sur son compte X.
« Paris n'a aucune leçon à recevoir de la part d'un chef d'Etat qui déploie des milices racistes pour traquer celles et ceux qui font vivre son pays », a-t-il rétorqué. Il a ajouté : « Paris, Londres, New York, villes-monde, villes fières ».
Un échange tendu entre Paris et Washington
Les propos de Donald Trump interviennent dans un contexte de tensions récurrentes entre l'administration américaine et certaines grandes métropoles, notamment sur les questions d'immigration et de diversité. La référence à Zohran Mamdani, premier maire musulman de New York, illustre la volonté du président américain de cibler les responsables politiques issus de minorités.
La réponse d'Emmanuel Grégoire, qui se veut ferme, souligne la position de la capitale française face à ces critiques. Elle met en avant la fierté des villes-monde, tout en dénonçant les politiques migratoires du gouvernement américain.



