Trois hommes interpellés pour traite humaine et travail dissimulé dans les Pyrénées-Orientales
Traite humaine dans les Pyrénées-Orientales : trois hommes interpellés

Trois individus interpellés dans une affaire de traite humaine et d'exploitation par le travail

Trois hommes ont été interpellés, déférés au parquet puis placés sous contrôle judiciaire à l'issue d'une vaste enquête judiciaire menée dans les Pyrénées-Orientales. Leur jugement est prévu le 11 juin, a précisé le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier. Les suspects sont accusés de multiples infractions graves.

Des accusations multiples et graves

Les trois hommes sont soupçonnés d'aide au séjour en bande organisée, de travail dissimulé en bande organisée, de traite des êtres humains, de violences volontaires avec arme et de détention illégale d'arme. L'enquête a révélé un réseau structuré exploitant des travailleurs vulnérables.

Un réseau basé sur des restaurants et une exploitation agricole

L'homme identifié comme la tête de ce réseau gérait deux établissements de restauration, l'un situé à Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, le second à Saint-Alban en Haute-Garonne, ainsi qu'une exploitation agricole à Saint-Hippolyte, également dans les Pyrénées-Orientales. C'est une ancienne victime du réseau, qui aurait notamment subi des violences avec arme, qui a alerté les autorités, déclenchant l'enquête.

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Huit victimes découvertes dans des conditions insalubres

Lors de l'opération judiciaire du 16 avril, huit personnes en situation illégale ont été découvertes. Certaines n'étaient pas déclarées, tandis que d'autres possédaient de faux documents belges. Leurs conditions d'hébergement étaient insalubres, a indiqué le procureur, notamment dans l'exploitation agricole où elles n'avaient pas accès à l'eau potable ni à l'électricité. Serviables à souhait, ils étaient rémunérés 2 euros de l'heure pour certains d'entre eux, révélant une exploitation économique brutale.

Saisies importantes lors des perquisitions

Lors des perquisitions, les enquêteurs ont saisi 14.500 euros en liquide, une voiture de sport de marque Porsche, un scooter, trois téléphones Apple, ainsi que plusieurs armes à feu. L'une de ces armes pourrait avoir été utilisée contre l'employé à l'origine de la plainte, selon les premières constatations.

Infractions supplémentaires constatées

Les services d'urbanisme de Saint-Hippolyte ont par ailleurs constaté la présence de constructions en béton sur les terres agricoles, sans demande de permis préalable, ajoutant ainsi des infractions d'urbanisme au dossier déjà chargé. Cette affaire met en lumière les mécanismes d'exploitation et les conditions de vie déplorables imposées à des travailleurs vulnérables dans la région.

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