Une tour médiévale menace de s'effondrer à Rumont, plongeant un couple dans l'enfer quotidien
En achetant une propriété à Rumont, cette petite commune de Seine-et-Marne, un couple pensait trouver la tranquillité et pouvoir profiter pleinement de la nature environnante. Mais depuis plusieurs mois, leur quotidien est complètement chamboulé par une situation inattendue : la tour médiévale située chez leur voisin menace de s'effondrer, rapporte Le Parisien.
Un périmètre de sécurité qui prive de 90 mètres carrés de jardin
Pour des raisons de sécurité, un périmètre a été mis en place dans leur propre jardin, les privant ainsi de 90 mètres carrés de terrain. Cette perte d'espace est particulièrement problématique pour la femme du couple, qui exerce la profession d'assistante maternelle. Elle souhaitait justement utiliser cette partie du jardin pour faire jouer les enfants qu'elle garde, un projet désormais compromis.
L'arrêté de péril imminent et les mesures de sécurité
À l'origine de cette situation complexe, on trouve un arrêté de péril imminent pris le 7 août 2025 par le maire de Rumont, Mehdi Rezgallah. Cette tour, qui est un vestige de l'ancien château de Rumont, nécessite des travaux de restauration urgents car des pierres pourraient tomber sur la propriété de la famille voisine. Pour faire face à ce danger, des butons ont été installés pour soutenir la structure de la tour, tandis que des barrières ont été mises en place pour délimiter clairement le périmètre de sécurité.
Le recours du propriétaire et les complications juridiques
Depuis la mise en place de ces mesures, le propriétaire de la tour médiévale a déposé un recours. Il assure avoir déjà réalisé certains travaux, mais explique que la rénovation complète de l'édifice historique prendra nécessairement plus de temps. Il soulève également un point technique important : les planchers d'un bâtiment mitoyen, qui ne lui appartient pas, doivent également être réparés. Pour cette raison, il refuse d'engager des travaux qui incomberaient normalement à ce voisin, créant ainsi une impasse technique et juridique.
Le désarroi du maire et l'espoir d'une solution
De son côté, le maire Mehdi Rezgallah comprend parfaitement le désarroi de la famille affectée. Il assure que « l'objectif, c'est de passer en péril ordinaire, afin de leur permettre de récupérer pour les beaux jours les deux tiers de la surface dont ils sont privés et qu'ils puissent profiter de leur jardin ». Cette transition vers un péril ordinaire pourrait effectivement réduire les restrictions actuelles et rendre une partie du jardin à nouveau utilisable.
Le témoignage poignant de la mère de famille
Malgré ces assurances, la mère de famille reste profondément inquiète et découragée par la situation. « J'ai adoré cette tour. Elle donnait un cachet fou à la maison. Aujourd'hui, je n'en peux plus », se désole-t-elle amèrement. Elle ajoute avec émotion : « C'est l'enfer pour nous et on sent que cela peut durer des années ». Son témoignage illustre combien cette situation dépasse le simple inconvénient pour devenir une véritable source de souffrance au quotidien.
Cette affaire met en lumière les difficultés concrètes que peuvent rencontrer les propriétaires lorsqu'un patrimoine historique voisin nécessite des travaux urgents. Elle soulève également des questions importantes sur la responsabilité des différents acteurs et sur les délais de résolution de ce type de situations complexes, où la sécurité des personnes doit être conciliée avec les contraintes techniques, juridiques et historiques.



