Tempête Nils : dégâts massifs d'arbres dans le bassin de Thau
Tempête Nils : arbres couchés dans le bassin de Thau

Tempête Nils : un bilan arboricole dévastateur dans le bassin de Thau

Le passage de la tempête Nils dans les premières heures de la matinée du jeudi 12 février 2026 a laissé des traces indélébiles sur le bassin de Thau. Avec des rafales dépassant les 100 km/h, atteignant même 110 km/h avant 5 heures du matin, le phénomène météorologique a provoqué des dégâts considérables, notamment la chute de plusieurs dizaines d'arbres à Sète et dans les communes avoisinantes.

Des incidents spectaculaires et des dégâts matériels

L'événement le plus marquant reste sans conteste la chute d'une grue du port de Sète, pesant pas moins de 600 tonnes, déséquilibrée par la violence des bourrasques. Mais au-delà de cet incident spectaculaire, ce sont les arbres qui ont payé le plus lourd tribut. À Gigean, un arbre centenaire s'est abattu sur une maison de la rue de l'Évangile, heureusement sans faire de blessés. Une autre chute a été signalée à la sortie du village en direction de l'autoroute A9.

Les communes de Mèze, Loupian, Frontignan et Frontignan-plage ont également été touchées, avec de nombreux arbres au sol. À Sète, surnommée l'Île singulière, les secteurs de la Corniche, de l'école Jean-Macé, des Métairies, du Triolet et du Mas Grenier ont rapporté des troncs couchés. Par endroits, plusieurs voitures ont été endommagées par ces chutes soudaines.

Une mobilisation générale des services municipaux

Face à l'ampleur des dégâts, tous les services spécialisés des communes concernées se sont mobilisés sans délai. Équipés de tronçonneuses, ils ont œuvré sans relâche pour évacuer les obstacles et rétablir la circulation dans les zones affectées. Cette intervention rapide a permis de limiter les perturbations et d'assurer la sécurité des habitants.

Le bassin de Thau, habitué aux intempéries méditerranéennes, a une fois de plus démontré sa résilience face aux éléments déchaînés. Cependant, le passage de la tempête Nils rappelle la vulnérabilité des infrastructures et du patrimoine arboricole face à des phénomènes météorologiques extrêmes.