Un homme d'une quarantaine d'années, mis en examen pour des faits de viol et d'agression sexuelle sur mineurs dans le nord du Gard, a demandé sa remise en liberté lors d'une audience le 14 avril dernier. Le suspect, qui a déjà effectué 18 mois de détention provisoire, conteste la décision de prolongation de son incarcération et a interjeté appel devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes.
Des plaintes déposées en 2024
Courant 2024, plusieurs plaintes ont été déposées à l'encontre de cet homme, originaire du secteur de Saint-Christol-lez-Alès, Anduze et Boisset-et-Gaujac. Les faits dénoncés par plusieurs enfants évoluant dans la sphère privée du mis en cause concernent des viols, tentatives de viol et agressions sexuelles. L'affaire fait l'objet d'une information judiciaire suivie par le juge d'instruction du tribunal judiciaire d'Alès.
Les arguments de la défense
Me Joris Numa, avocat du suspect, estime que la détention provisoire n'est pas justifiée. Il souligne que son client nie farouchement les faits, qu'il n'a jamais eu de problèmes avec la justice et que son casier judiciaire est vierge. Il propose des solutions d'hébergement et un contrôle judiciaire strict, voire un bracelet électronique, pour garantir qu'il ne quitte pas le secteur.
La position du parquet
Le procureur de la République d'Alès, Abdelkrim Grini, a requis le maintien en détention, invoquant un risque important de réitération des faits et de pressions sur les témoins. Il estime que la détention provisoire est nécessaire pour permettre au juge d'instruction de mener ses investigations sereinement. Conformément à ces réquisitions, une nouvelle période de détention provisoire a été prononcée.
Un appel devant la chambre de l'instruction
À l'issue de l'audience, Me Joris Numa a annoncé avoir interjeté appel de la décision. L'affaire sera donc examinée par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Nîmes, où la défense pourra exposer ses arguments.
La cour criminelle départementale siégera à Alès
Le procureur Abdelkrim Grini et le président du tribunal d'Alès, Simon Lanes, se sont félicités de l'accord obtenu du parquet général pour organiser des audiences de la cour criminelle départementale à Alès dès cet automne. Cette juridiction sera compétente pour juger les crimes punis de 15 à 20 ans de réclusion, comme certains viols commis dans le département. Elle pourra bénéficier de renforts de magistrats nîmois pour traiter les dossiers.



