Suicide en prison d'un homme suspecté du meurtre de son ex-compagne à Nice
Suicide en prison d'un suspect de meurtre à Nice

Un drame judiciaire dans les Alpes-Maritimes

Un homme suspecté d'avoir assassiné son ex-compagne à coups de couteau à Nice a été retrouvé mort dans sa cellule de la maison d'arrêt de Grasse avant d'être jugé. Cette tragédie survient alors que l'affaire avait profondément marqué la ville de Nice et ses habitants.

Les faits : un crime qui avait bouleversé Nice

Larissa, âgée de 39 ans, avait été tuée de plusieurs coups de couteau le 4 novembre 2025 dans le quartier des Moulins à Nice. Lors de cette agression, sa fille de 17 ans avait été grièvement blessée tandis qu'une fillette de deux ans, présente dans l'appartement, avait été épargnée. L'ex-compagnon de la victime, d'origine tchétchène, avait rapidement été mis en examen pour assassinat sur ex-conjoint et tentative d'assassinat.

Une mort soudaine en détention

Le 11 février 2026, l'homme a été découvert sans vie dans sa cellule de la maison d'arrêt de Grasse, où il était placé en isolement judiciaire sous surveillance renforcée. Le procureur de Grasse, Éric Camous, a confirmé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les causes exactes du décès. Bien que l'autopsie n'ait rien révélé d'anormal, l'hypothèse du suicide est sérieusement envisagée par les autorités judiciaires.

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Les questions soulevées par la défense

Me Paul Sollacaro, l'avocat du défunt, a souligné que l'état psychiatrique de son client avait été questionné dès le début de l'instruction. "L'examen par un expert psychiatre n'avait pu être réalisé dans les délais", a-t-il précisé. L'avocat a également rappelé que son client "n'avait jamais reconnu les faits" et restait présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, conformément aux principes fondamentaux de la justice française.

Les conséquences judiciaires et humaines

Cette nouvelle tragédie laisse les familles des victimes dans un deuil complexe, alors que l'enquête pour assassinat et tentative d'assassinat demeure officiellement ouverte. Cependant, elle devrait être close prochainement pour extinction de l'action publique en raison du décès du principal suspect. L'affaire, qui avait déjà provoqué une forte émotion à Nice, continue d'interroger sur les conditions de détention et le suivi psychologique des personnes incarcérées.

La maison d'arrêt de Grasse, comme de nombreux établissements pénitentiaires français, fait face à des défis importants concernant la prévention du suicide en détention. Cette affaire tragique rappelle la nécessité d'une vigilance accrue et d'un accompagnement adapté pour les détenus, particulièrement ceux confrontés à des accusations graves.

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