La statue de la Liberté de Bordeaux vandalisée au rouge dans la nuit
La célèbre réplique de la statue de la Liberté située sur la place Picard, dans le quartier des Chartrons à Bordeaux, a été la cible d'un acte de vandalisme dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 mars. Les passants ont découvert avec stupeur, dimanche matin, que la statue de trois mètres de haut avait été entièrement maculée de peinture rouge sur sa face avant, du flambeau tenu dans son bras droit jusqu'aux plis de sa toge au niveau des pieds. La face arrière est, quant à elle, restée intacte.
Une réaction rapide de la municipalité
Ce mardi, la mairie de Bordeaux a officiellement réagi en condamnant fermement cette dégradation. Les services municipaux se sont immédiatement mobilisés pour nettoyer et remettre en état la statue. Parallèlement, une plainte est en cours de dépôt auprès de la police nationale, bien que l'action n'ait pas été revendiquée à ce jour. Les autorités cherchent activement à identifier les responsables de cet acte.
Une statue au passé mouvementé
Ce n'est malheureusement pas la première fois que cette statue subit des dégradations. Depuis sa dernière restauration en 2012, elle a été victime de plusieurs actes de vandalisme :
- Elle a été grimée en femme de ménage.
- Elle a été recouverte d'une tenue de l'armée américaine.
- Elle a été habillée comme un prisonnier de Guantánamo.
- Elle a même fait l'objet d'une tentative d'incendie.
Histoire et renaissance de la réplique bordelaise
La première version de cette statue avait été inaugurée le 27 avril 1888. Il s'agissait d'une réplique exacte de l'originale offerte par la France aux États-Unis, qui trône à l'entrée du port de New York et mesure 98 mètres de haut. Érigée suite à une pétition des habitants du quartier des Chartrons, elle remplaçait une fontaine qui avait tendance à ruisseler sur la chaussée. Miss Liberty fut ainsi installée en surplomb d'un bassin orné de têtes de lion.
Elle a résisté jusqu'en 1941, lorsque le régime de Vichy l'a démontée pour récupérer les métaux non ferreux. Le bassin est resté seul jusqu'aux années 1970. Il a fallu attendre les années 2000 pour qu'une deuxième réplique, cette fois-ci en résine, soit réinstallée à son emplacement d'origine. C'est cette version moderne qui vient, inexplicablement, de virer au rouge, rappelant la vulnérabilité de ce symbole de liberté au cœur de Bordeaux.



