Une soirée au nom controversé interdite par les autorités égyptiennes
Une soirée intitulée "A Day on Epstein Island", prévue ce mardi 10 février dans une boîte de nuit du Caire, a été formellement interdite par le ministère égyptien de l'Intérieur. L'événement, faisant explicitement référence au criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, a été annulé suite à une intervention rapide des forces de sécurité.
L'organisateur interpellé pour promotion illégale
Selon le communiqué officiel du ministère, l'organisateur de cette soirée a été interpellé par la police après avoir promu l'événement sur les réseaux sociaux sans avoir obtenu les autorisations requises. Des poursuites judiciaires ont été engagées contre lui, tandis que des mesures immédiates ont été prises pour empêcher la tenue de la fête.
Le ministère a publié des photos de l'organisateur, le visage flouté, ainsi qu'un flyer promotionnel diffusé en ligne. Ce document indiquait notamment que l'entrée serait gratuite pour les femmes, un détail qui a contribué à alimenter la controverse autour de cette initiative.
Un contexte particulièrement sensible
Cette annonce intervient dans un contexte délicat, quelques jours seulement après la publication, le 30 janvier, de nouveaux documents judiciaires liés à l'affaire Epstein. Le nom du financier américain, mort en prison et impliqué dans un vaste réseau d'abus sexuels, reste extrêmement sensible à l'échelle internationale.
L'alerte concernant cette soirée est partie des réseaux sociaux, où une vidéo virale a circulé. Une femme y dénonçait le caractère choquant et inapproprié de l'événement, pointant à la fois le nom choisi et le flou entourant son organisation. Cette plainte a directement déclenché l'intervention des autorités.
Démentis de la boîte de nuit et des artistes
Contactée par l'AFP grâce aux coordonnées figurant sur le flyer promotionnel, la boîte de nuit citée a nié toute implication dans l'organisation de cette soirée. L'établissement a affirmé ne pas être à l'origine de l'événement et n'avoir donné aucune autorisation pour l'utilisation de son nom.
Du côté artistique, le démenti est tout aussi catégorique. L'un des trois DJ annoncés sur le document promotionnel a assuré n'avoir jamais accepté de participer à cette soirée, ni même été informé officiellement de sa programmation. Cette situation souligne le manque de transparence et de légitimité entourant l'organisation de l'événement.
Rappel des obligations légales en Égypte
Au-delà de cette affaire précise, les autorités égyptiennes ont rappelé l'obligation stricte d'obtenir des licences pour tout événement public. Cette règle s'applique particulièrement aux rassemblements susceptibles de provoquer une polémique ou de troubler l'ordre public.
Cette tentative de soirée, stoppée avant même son lancement, illustre la sensibilité persistante autour du nom Epstein. Devenu synonyme de scandale mondial et de dérives criminelles, il continue de susciter des réactions vives bien au-delà des frontières américaines, comme le démontre cette intervention rapide des autorités égyptiennes.



