Faut-il faire payer les secours en montagne ? La Cour des comptes préconise un remboursement
Secours en montagne : la Cour des comptes veut faire payer les skieurs

Faut-il faire payer les secours en montagne ? La Cour des comptes préconise un remboursement

Retrouvez chaque samedi nos échos satiriques et le dessin de Duverdier, dans votre journal « Sud Ouest » édition Béarn et Soule et sur sudouest.fr. Le coût des secours en montagne est sous le feu des critiques. Faudra-t-il bientôt aux skieurs et autres randonneurs rembourser les frais engagés par les secouristes venus après un accident ? C’est ce que préconise la Cour des comptes dans son sévère rapport d’enquête sur l’organisation des secours en montagne.

Une augmentation alarmante des coûts

Le coût moyen d’une intervention a largement grimpé depuis quinze ans, avec une hausse de 55%, pour dépasser les 10 000 euros. Cette augmentation est principalement due au recours de plus en plus systématique au transport aérien, notamment avec des hélicoptères vieillissants. Les Italiens et les Suisses ont déjà mis en place des systèmes où les personnes secourues indemnes doivent payer une partie des interventions.

On imagine déjà un barème potentiel : ski hors-piste à 80%, sortie en raquettes sans eau à 90%, et « parti randonner en tongs » à 100%. Cette proposition soulève des questions sur la responsabilité des pratiquants et l’équité des secours.

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Un bijou béarnais brille sur TF1

Les sœurs jumelles Marie et Léa Haziza, âgées de 22 ans et originaires de Billère, ont lancé l’été dernier leur marque de bijoux en acier inoxydable baptisée « Les Paulinas ». Leurs créations incluent des bracelets, bagues, boucles d’oreilles, etc., toutes originales et accessibles. L’une d’elles, le collier Paulina, conçu comme un « bijou porte-souvenirs », arbore cinq symboles de Pau : un « P » pour l’initiale de la ville, le château, le pic du Midi d’Ossau, un palmier, et un verre de jurançon.

« C’est un collier pensé pour celles qui ont envie d’emporter un peu de cette ville avec elles », résument les jeunes créatrices. Elles ont eu l’idée d’offrir ce collier à Isabelle Ithurburu, et quelle ne fut pas leur joie de découvrir la présentatrice du 13 heures portant le bijou en direct sur TF1 ! Une nouvelle – et jolie – manière pour la journaliste paloise de revendiquer ses racines béarnaises.

Laàs : la Fourmi rouge et la Cigale insouciante

À Laàs, la Fourmi rouge va reprendre du service. Cette ancienne chapelle désacralisée transformée en cabaret est fermée depuis juin 2025 et la liquidation judiciaire de l’exploitant. Mais voilà que l’Oloronais Jérôme Dupuy a créé une association pour gérer bénévolement le lieu et assurer la programmation artistique.

Un soulagement pour le maire Jacques Pédehontaà, sous le feu des critiques pour les investissements massifs réalisés en faveur de la Fourmi rouge, qui pèsent lourd dans l’endettement de la commune. La commune va donc de nouveau percevoir un loyer, fixé à 1 000 euros mensuels, le double de l’exploitant précédent.

Jérôme Dupuy envisage aussi d’investir la salle qui accueillait la restauration du cabaret, rebaptisée la Cigale insouciante, pour des concerts entre autres. Elle pourrait être proposée à la location pour les événements d’associations. « C’est peut-être la Cigale qui fera rentrer plus d’argent que la Fourmi », plaisante le repreneur. C’est ce qu’on lui souhaite, tout comme aux finances de Laàs !

La « magie » trompeuse de l’IA

« Bien sûr, au départ, il y a une intention bienveillante de mettre une photo en hommage, sauf que, là, c’est ma tête qu’on voit défiler dans tout Paris sur le drapeau français ! » Dylan Guichaoua, délégué départemental des jeunes du RN, a eu la désagréable surprise de découvrir que son visage apparaissait sur d’innombrables hommages à Quentin Deranque, le militant identitaire mort après une rixe à Lyon le 12 février.

Par la « magie » de l’IA, une photo de lui vieille de deux ans a été utilisée pour générer une image à la mémoire du jeune décédé. Une fois sur les réseaux sociaux, elle était partagée à l’envi jusqu’à être imprimée de façon bien réelle sur les drapeaux français lors des rassemblements d’hommage. La plainte déposée par le militant bien vivant permettra peut-être de remonter l’origine de la bourde - ou de la malveillance.

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Dématérialisation et pannes technologiques

Nouvelles technologies toujours, de nombreux établissements publics et collectivités en France ont été victimes, entre le 5 et le 16 février, d’une vaste panne de leur logiciel de comptabilité-gestion. Hélios, c’est son nom, équipe notamment l’hôpital de Pau, qui n’a pu durant cette période ni régler ses factures, ni encaisser de versements de la CPAM et des mutuelles.

Idem dans les mairies d’Orthez, ou encore d’Oloron où le conseil municipal a même dû être repoussé, faute d’accès au compte de gestion. Dématérialisez, qu’ils disaient ! Cette situation met en lumière les vulnérabilités des systèmes numériques dans les services publics.