Un homme sans domicile fixe, âgé de 38 ans, a été condamné à 10 mois d'emprisonnement dont 4 avec sursis pour une série de vols commis à Montpellier. Il a été maintenu en détention à l'issue de son procès. Les faits jugés comprenaient notamment le vol d'un téléphone portable à une station de tramway, le 2 juillet, et le vol d'un vélo électrique et d'un motocross pour enfants dans un garage en sous-sol, le 17 avril.
Une série de délits reconnus
Lors de son procès, Dylan a reconnu l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Il a expliqué avoir commis régulièrement des vols depuis trois ans, précisant avoir revendu les objets dérobés pour acheter "de la nourriture, des bières et des cigarettes". Il a également indiqué qu'il volait "pour vivre" et pour acheter des stupéfiants.
Le 2 juillet, peu avant une heure du matin, il avait volé le téléphone portable d'une dame qui patientait à une station de tramway. Le suspect avait été retrouvé grâce à la géolocalisation du téléphone et interpellé peu de temps après. Les enquêteurs avaient également reconnu l'auteur des faits sur une vidéo de surveillance concernant le vol du vélo électrique et du motocross, commis dans un garage en sous-sol après que la porte a été forcée.
D'autres délits à son actif
Les empreintes digitales du SDF avaient été retrouvées sur des extincteurs ayant servi à briser les vitres de quatre voitures, dans un parking de la Cité créative, le 19 décembre 2025. Une tentative de vol dans une résidence du boulevard Clemenceau, interrompue par le déclenchement d'une alarme, lui était également reprochée. La porte d'un box avait été dégradée à cette occasion.
Son itinéraire est peu banal. "J'ai passé un CAP avant de bosser quinze ans en cuisine, mais j'ai arrêté car je n'avais plus de logement", a-t-il expliqué au tribunal. SDF depuis trois ans, il a précisé avoir travaillé pendant quinze ans en cuisine avant de se retrouver à la rue.
Une peine avec obligations
La procureure a requis "10 mois d'emprisonnement dont 4 avec sursis" contre le prévenu. C'est cette peine qu'ont retenu les juges, avec maintien en détention. À sa sortie, Dylan aura l'obligation de suivre des soins en addictologie et psychologie, ainsi que travailler ou suivre une formation. Il devra en outre indemniser les victimes. En additionnant les frais d'avocat et le préjudice moral et matériel des parties civiles, c'est une somme totale d'environ 8 000 € qui a été fixée par le tribunal.
Son casier porte la trace de cinq condamnations pour conduite sans permis, destruction de biens ou vol aggravé. "Il a déjà été incarcéré deux mois, a rappelé son avocate. Pour qu'on ne le revoie plus, il lui faut un travail et un logement".
Des victimes marquées
Ses actes n'ont pas été sans conséquence pour ses victimes. Traumatisé par la destruction de la porte de son garage, un couple de nonagénaires est ainsi parti vivre dans une résidence sécurisée pour seniors. Une autre victime, atteinte d'un cancer, s'est retrouvée à devoir conduire jusqu'à Paris avec un plexiglas fixé provisoirement à la place de la vitre brisée.



