Une propriétaire en Haute-Loire vit sans électricité depuis onze mois
Rosa, une femme de 54 ans résidant à Beauzac en Haute-Loire, subit une situation particulièrement difficile depuis avril 2025. Elle vit sans électricité après que son association de syndicat libre (ASL) a procédé à une coupure pour impayés. Cette propriétaire d'un chalet de 50 m² conteste fermement une dette s'élevant à 14 739 euros, qu'elle estime injustifiée.
L'acquisition du chalet et les premières factures
"C'était en 2018. J'ai acheté pour 50 000 euros un chalet de 50 m². C'était l'occasion d'investir dans quelque chose, comme je n'ai pas trop les moyens", explique Rosa au journal Le Progrès. Bien que propriétaire, elle dépend d'une ASL, un groupement de propriétaires fonciers chargé notamment de l'entretien des habitations.
Peu après son installation, elle reçoit ses premières factures d'électricité qui s'avèrent particulièrement élevées : 1 500 euros, puis 3 000 euros, et enfin 14 739 euros. "Pourquoi me faire payer l'électricité des extérieurs à hauteur de 1 200 euros par an ?", s'interroge cette habitante de Haute-Loire, qui décide de contester ces montants et de ne pas régler ses factures.
Une situation qui s'enlise progressivement
En octobre 2024, Rosa commence à payer certaines factures pour éviter une coupure, vivant alors avec son fils schizophrène. Cependant, elle cesse définitivement les paiements en février 2025, avec des dettes atteignant 14 739 euros. En avril 2025, l'ASL procède finalement à la coupure d'électricité pour impayés.
"Je n'ai pas de quoi me chauffer. Je mets des couvertures de survie sur les fenêtres pour garder la chaleur. Je n'ai pas de quoi non plus me laver ni de quoi me faire à manger correctement", témoigne Rosa, qui a alerté le maire de Beauzac. Ce dernier déclare "ne pas avoir plus d'éléments à ce sujet" et "ne pas savoir où en est le dossier".
Des démarches judiciaires et des positions divergentes
La situation reste particulièrement complexe et bloquée. Rosa a porté plainte en septembre 2025, tandis que l'avocate de l'ASL assure que des "démarches amiables ont été entreprises". Onze mois après la coupure, cette propriétaire continue de vivre sans électricité dans des conditions précaires, sans perspective de résolution rapide de ce conflit autour des charges communes d'électricité.



